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    Cette tour en bambou transforme l’humidité ambiante en eau potable

    Entouré de filets, cet échafaudage capture l’humidité et la transforme en eau potable. Une solution bon marché et facile à installer pour les populations qui manquent d’accès à l’eau courante.

    Un peuple assoiffé. On en parle souvent sur Détours, l’accès à l’eau potable est un problème majeur pour nombre d’habitants de la planète. À vrai dire, l’Organisation Mondiale de la Santé avance même le chiffre de 2,5 milliards d’humains privés d’eau courante. Cette réalité fâcheuse inspire de nombreux inventeurs qui cherchent à allier ingéniosité, efficacité et coût limité. Warka Water, l’invention d’Arturo Vittori, en est l’illustration parfaite.

    En voyage dans les paysages magnifiques dz la Vallée de l’Omo en Éthiopie, cet architecte italien est choqué de voir des hommes et des femmes contraints de marcher parfois jusqu’à six heures pour trouver à boire. Une situation à l’image d’un pays où seulement 34% de la population a accès à l’eau potable. Pour remédier à cette situation, il a l’idée d’un réservoir d’eau potable qui s’alimenterait seul en récupérant l’humidité de l’air du matin.

    L’arroseur à rosée. L’idée n’a pas jailli de nulle part : Arturo vient d’une région où l’on cultive des olives. Pour faciliter le ramassage – une tâche qu’il a lui-même pratiquée – la coutume consiste à placer des filets sous les arbres. Arturo se souvient très bien que le matin, le filet était toujours mouillé, non pas à cause de la pluie mais de la rosée qui s’y déposait. Alors il entreprend de reproduire ce schéma, mais à la verticale cette fois, de manière à ce que l’eau puisse ruisseler.

    Pour bâtir la structure, il opte pour le bambou, facilement disponible et peu onéreux et dessine une tour constructible en à peine quatre jours, en s’y mettant à six personnes, moyennant moins de mille euros d’investissement en matériel. Comparé à ce que peut coûter un puits en argent et en temps, c’est une goutte d’eau dans l’océan.

    100 litres par jour. C’est en moyenne ce qu’une seule tour permet de récupérer. Alors forcément, le projet mené dans le village de Dozé en Éthiopie n’a pas tardé à donner des idées. Des associations dans le monde entier contactent désormais Arturo Vittori. Des tours similaires ont été installées au Liban, en Italie et au Brésil. D’autres sont en projet en Indonésie, en Inde et en Colombie.

    Si vous voulez donner un coup de pouce à ceux qui ont soif, vous pouvez sponsoriser Warka pour construire de nouvelles tours

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