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    L'INNOVATION S'EXPLORE AVEC

    Edité par

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    Souad Boudjella

    Cette Toulousaine ouvre un garage pour réconcilier la mécanique et les femmes. Chez Lak’Auto, le garage ouvert par Souad Boudjella, le machisme reste à la porte.

    Ça sent le cambouis au Mirail, à Toulouse. Dans le garage Lak’Auto, les femmes s’agitent : chapeautées par Souad Boudjella, elles apprennent à entretenir elles-mêmes leur véhicule. Elles participent toutes à l’un des stages organisés par l’entrepreneure de 35 ans, qui souhaitait que chaque femme ayant une voiture « n’hésite plus à franchir la porte d’un garage si un voyant lumineux s’allume », comme elle le confiait à La Dépêche. Pourtant, il y a trois ans, elle-même n’y aurait pas cru.

    Self-made woman. À 16 ans, Souad Boudjella quitte l’école. Elle vogue ensuite çà et là, tantôt agent hospitalier, tantôt serveuse dans un restaurant, avant de devenir assistante de vie auprès des personnes âgées et handicapées. En 2015, sa vie bascule. Un accident au travail vient la mettre sur la touche. S’en suit une longue période de remise en question.

    « Quelqu’un m’a dit que le garage du quartier cherchait un repreneur. Cela m’a intéressée, je me suis rendue sur place et me suis rendu compte du potentiel énorme du lieu », raconte Boudjella. Elle, qui admet ne rien y connaître à la reprise d’une entreprise, se fait accompagner de professionnels. Elle finit par créer le garage Lak’Auto, sous un leitmotiv précis : « Pour que les gens du quartier aient un rôle, favoriser l’insertion professionnelle. »

    Ouvert à toutes. Tout est parti d’un constat. Désormais propriétaire d’un garage, Boudjella remarque que beaucoup de familles monoparentales menées par des femmes n’ont pas de voiture. « Elles ne peuvent pas faire leurs courses, sont dépendantes », regrette-t-elle. En cause, un manque de moyens, certes, mais aussi une méconnaissance de l’engin. Car même les femmes motorisées, remarque-t-elle, ne s’y connaissent pas en mécanique. Lui vient alors l’idée de stages de formation.

    Ceux-ci s’organisent simplement : les participantes, dont la majorité n’ont « jamais soulevé un capot de voiture », apprennent tous les rudiments de la mécanique. Le but est d’acquérir une certaine autonomie et d’être capable, seule, d’effectuer des petites réparations. Boudjella, qui ne se verse pour le moment aucun salaire, rêve de former, in fine, une « petite mécanicienne » qui officiera dans son garage.

    Pour son œuvre, elle a reçu en 2018 le 16eme prix Talents des Cités, organisé chaque année par France Télévisions. Celui-ci récompense les créateurs d’entreprise installés dans les quartiers prioritaires, particulièrement touchés par le chômage.

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