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    Avec cette navette, Paris-Los Angeles se ferait en 60 minutes chrono

    Ce concept de navette intercontinentale, nommée SpaceLiner, vole à une vitesse théorique de 25 000 km/h. Et elle pourrait révolutionner toute l’aviation.

    On a tous encore en tête les images terribles du Concorde en feu au-dessus du ciel parisien en 2003. Le drame avait signé un arrêt en matière de projets d’avion ultra rapide. Si aucun aéronef n’occupe encore l’espace laissé vacant, les candidats commencent à se bousculer à la porte d’embarquement. Parmi ceux-là, le plus ambitieux pourrait bien se trouver juste à côté, chez nos voisins allemands.

    Mi-navette, mi-avion. Développé par le Centre national de recherche en aéronautique & astronautique (DLR) depuis une dizaine d’années, le Space Liner emprunte beaucoup de sa technologie à des engins spatiaux, au point de rendre ringard un avion comme le Concorde.

    Appareillé à un booster de démarrage de 82 mètres, cette navette de 65 mètres de long décollerait à la verticale, telle une fusée. Une fois délesté de son imposant boosteur de propulsion (qui se consumera durant sa chute), le Space Liner rejoindrait une altitude de croisière à 80 kilomètres au-dessus de nos têtes, bien au-dessus de l’atmosphère terrestre.

    25 000 km/h. Propulsée par 11 moteurs (dont 9 rien que pour le boosteur) alimentés par un carburant à base d’oxygène et d’hydrogène – bien plus propre que le kérosène –, la navette pourrait atteindre une vitesse de 25 000 km/h. Oui, oui… Autrement dit, une fois extraite de l’atmosphère, il serait possible de faire des Paris-Pékin ou des Paris-Los Angeles en une heure. On ajoutera une demi-heure supplémentaire pour rejoindre les côtes de l’Australie.

    Paris-Melbourne en 90 minutes, la navette allemande met l’autre bout du monde à portée de main.

    Tourisme et conquête spatiale. Imaginé pour transporter une cinquantaine de personnes dans sa version tourisme, le Space Liner pourrait aussi servir d’opérateur low cost pour le lancement de satellites de gros calibre : le DLR parle de tarif divisé par 10, du fait de la possibilité de réutiliser la navette.

    Mais ne vous enflammez pas trop vite comme un boosteur rentrant dans l’atmosphère. Le DLR y travaille depuis 2005 et, même si ce projet fait rêver les hommes pressés que nous sommes, le Space Liner ne devrait pas voir le jour avant 2040 au mieux.

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