Cette machine autonome avale les déchets du port de Baltimore
LA NOUVELLE MOBILITÉ S’EXPLORE AVEC
Detour
Cette machine autonome avale les déchets du port de Baltimore
Henri Presson |  08.08.2017
Cette machine autonome avale les déchets du port de Baltimore

Un ancien employé du port de Baltimore a inventé ce collecteur de déchets pas comme les autres : écolo et rigolo, il sensibilise les habitants du coin aux problèmes de pollution des eaux. Depuis, "Mr. Trash Wheel" est devenu une star.

Super hér… Eau. Son port est l’une des principales attractions de la ville de Baltimore. John Kellett y a travaillé pendant vingt ans comme directeur du Musée maritime. Lassé d’entendre les touristes se plaindre de la quantité de détritus flottant dans l’eau, il a décidé de passer à l’action. En 2008, il fait un emprunt et met au point un prototype de nettoyeur de déchets. Encouragé par la ville et avec l’aide de l’organisation Waterfront Partnership of Baltimore, Kellett construit un modèle plus grand, au look cartoonesque avec ses grands yeux : Mr. Trash Wheel était né.

650 tonnes de déchets repêchées. « C’est une sorte de mélange entre un vaisseau spatial, un chariot bâché et un vieux moulin, confie Kellett à NPR. Ça a un look assez particulier, mais ça fait surtout un excellent travail d’extraction des déchets de l’eau. » En effet, depuis son lancement en 2014, l’engin a déjà récolté 655 tonnes d’ordures. La bébête est même devenue une star locale, possédant son compte officiel Twitter, suivi par 12 000 personnes, où l’on apprend qu’elle aime les pneus mais pas les brocolis, qu’elle est fan de Game of Thrones et qu’elle est toute contente d’avoir aspiré récemment une basket Air Jordans. Preuve qu’on peut très bien se salir les mains et avoir du goût.

L’écologie prend le large. Placé à l’embouchure de la rivière Jones Falls, Mr. Trash Wheel effectue sa noble besogne uniquement au moyen d’énergies renouvelables : une roue à aubes, entraînée par le courant, remonte les déchets sur un tapis roulant puis les envoie dans une benne, tandis que des panneaux photovoltaïques fournissent l’énergie complémentaire. Au National Geograpic, Kellett explique que d’autres Mr. Trash Wheel pourraient naître : « Je pensais que nous étions trop ambitieux avec le port, mais maintenant les gens parlent de nettoyer l’océan avec. » Que voulez-vous John, dans la vie on commence petit mais la roue tourne.

Envie de voir Mr Trash Wheel bosser en direct ? C’est possible, ici !

déchets Makers Rivière

VOUS AIMEREZ AUSSI
Qui sommes-nous?

Qui sommes-nous?

Une rédac curieuse et avide de vous faire découvrir la mobilité sous un autre jour

voir la page
Newsletter

Newsletter

Chaque semaine, 1 minute pour vous faire découvrir le meilleur de la mobilité

Contact

Contact

Envoyez-nous vos projets, idées, remarques ou juste un bisou

nous ecrire