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    Une startup d’analyse ADN aide les médecins à diagnostiquer les cancers plus vite

    Le cancérologue de demain pourrait être assisté de cette intelligence artificielle capable de diagnostiquer le génome d’un patient cancéreux en deux heures, montre en main. Explications de la startup suisse qui l’a mis au point.

    La réponse est cachée dans l’ADN. En lisant les variations génétiques qui résultent de certaines maladies congénitales ou de tumeurs, on peut déterminer leur origine, voire anticiper leur évolution. Suite logique : mutualiser les données ADN des patients de nombreux hôpitaux et les confier à l’intelligence artificielle de Sophia Genetics, société suisse de séquençage ADN.

    L’I.A. Sophia peut fournir une analyse génomique en deux heures, une aide considérable quand un diagnostic traditionnel actuel peut prendre des mois.

    Ces info, la startup y a justement accès : aujourd’hui, Sophia traite 8 000 patients par mois et a mis en place des partenariats avec 334 hôpitaux dans 53 pays. Si en plus on lui confie les informations concernant les traitements du patient, voire ses essais cliniques en cours, l’intelligence artificielle peut désormais assister les médecins pour prescrire des traitements personnalisés.

    Nous rendre plus humain. Le Français Jurgi Camblong, docteur en biologie moléculaire et co-fondateur de Sophia Genetics, estime que son intelligence artificielle est loin des robots qui remplacent les travailleurs. Selon lui, Sophia permet de « remettre le médecin au cœur du processus en lui allégeant les difficultés techniques ». Ainsi il peut se recentrer sur les aspects humains : l’environnement dans lequel le patient évolue, son état psychique et moral…

    Chacun son job : l’intelligence artificielle s’occupe des analyses et diagnostique ; le médecin de la relation avec le patient, de l’interprétation et du suivi.

    Épidémiologie collaborative. Pour rendre sa technologie encore plus performante, l’équipe suisse souhaite intégrer d’autres sources de données à sa plateforme, notamment celles issues de l’imagerie médicale : « On entre dans une ère d’épidémiologie en temps réel. La magie nécessite juste la possibilité que l’IA gère la totalité des données du séquençage de génome, de l’imagerie médicale et du retour d’expérience sur les traitements », explique le Dr Camblong. Le résultat ultime : être capable de dire que le cancer de ce patient est similaire à celui de 10 000 autres patients qui ont reçu tel traitement, avec succès.

    À terme, on peut parfaitement imaginer utiliser ce réseau hospitalier pour qu’un traitement disponible dans un pays puisse être envoyé à un hôpital dans le besoin, sur un autre continent. La même médecine s’exercerait alors sans contraintes de moyens dans le monde entier.

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