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    Pour faire baisser le prix de l’énergie solaire en France, importons-la du Sahara

    Installer une ferme solaire dans le désert, produire une énergie peu chère grâce aux conditions d’ensoleillement exceptionnelles, puis la dispatcher en Europe par pipeline… Voilà l’idée drôlement ambitieuse d’une entreprise tunisienne.

    Le soleil au zénith. Quand on produit de l’énergie solaire, les conditions climatiques sont la première variable à prendre en compte. Avec le Sahara, on est servi : véritable oasis d’énergie en raison de son ensoleillement direct, fort et quasi permanent, le désert africain peut tabler entre 3000 et 3500 heures de soleil par an, contre 1500 heures à Paris par exemple. À investissement égal en matériel, un producteur dans le Sahara sera en mesure de produire deux fois plus d’électricité ou, présenté autrement, de produire une électricité deux fois moins chère. Même en prenant en compte le transport de l’électricité. Forcément, ça donne des idées.

    Pipeline solaire et centrale à sel. Le fournisseur tunisien TuNur est ainsi en attente d’une réponse de son gouvernement pour construire une gargantuesque ferme solaire qui ferait trois fois la taille de Manhattan. Pour acheminer l’énergie, TuNur entend construire des câbles sous-marins, sortes de pipelines qui achemineraient l’énergie produite jusqu’en Italie, en France et à Malte.

    Une électricité 100% renouvelable et deux fois moins chère d’ici trois ans

    De quoi alimenter deux millions de foyers en Europe. Est-ce vraiment jouable ? Sur le papier, tout à fait. Une fois la centrale de production terminée en 2018, l’idée serait de fabriquer et tirer les câbles sous-marins pour qu’ils soient opérationnels à Malte d’ici 2021, en Italie d’ici 2022 et en 2024 pour la France.

    Côté technique, la centrale de production reposera sur des milliers de miroirs paraboliques. Ceux-ci refléteront les rayons de soleil vers d’immenses tours de plus de 200 mètres de haut remplies de sels et d’eau. Avec la chaleur, les sels fondront, entraînant l’ébullition d’énormes quantités d’eau, générant assez de vapeur pour alimenter deux millions de foyers en Europe. Un principe identique à certaines centrales nucléaires :

    Autonomie énergétique et diplomatique. Forcément, un tel dispositif coûte très cher (on parle de cinq milliards d’euros d’investissement) et quelques doutes subsistent aussi sur la capacité de l’entreprise à mener un tel projet. D’autant qu’un précédent projet dans le Sahara, Desertec, a déjà été abandonné. Toutefois, avec l’accord de Paris, un palier a été franchi dans la prise de conscience. Aujourd’hui encore, 60% de l’énergie européenne est fossile et importée de Russie et du Moyen-Orient. Investir dans un projet qui pourrait nous fournir une énergie verte pour les cinquante prochaines années n’est peut-être pas un luxe dont on peut se passer…

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