Cette asso vous défend contre les radars et les ralentisseurs illégaux
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Cette asso vous défend contre les radars et les ralentisseurs illégaux
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LA REDACTION |  20/11/2020 10:28
Cette asso vous défend contre les radars et les ralentisseurs illégaux

Depuis l'avènement des radars automatiques sur nos routes en 2003, la Ligue de Défense des Conducteurs souhaite que la "répression absurde" des gouvernements successifs laisse place à "une conduite responsable". Avec plus ou moins de succès.

Nathalie Troussard, secrétaire générale de l’association Ligue de Défense des Conducteurs, en a marre : « De nombreux témoignages dénoncent les risques que les ralentisseurs non-conformes engendrent. Certaines familles sont intimement touchées, avec des proches victimes d’accidents provoqués par des installations trop hautes ou trop abruptes », explique-t-elle au site spécialisé Caradisiac. Dans leur dernière action contre les « abus du gouvernement » en termes de sécurité routière, trois organismes de défense des droits des automobilistes (la Ligue, Pour une Mobilité sereine et durable et l’Automobile-club des Avocats), forts de millions de membres, ont uni leur force pour enfin se faire entendre.

En 2018, Auto Plus révélait en effet que 4 ralentisseurs sur 10 en France étaient non conformes aux normes, causant des dégâts et visant parfois d’autres buts que la simple sécurité : ici un frein à l’installation des camping-cars des gens du voyage (avec une hauteur de 40 cm au lieu de 10 cm), là des vibrations et des fissures jusque dans les maisons alentour, ou encore des “gendarmes couchés” et placés sur le trajet d’un bus. La Ligue avoue cependant que si les ralentisseurs respectaient lesdites normes, ils ne serviraient pas à grand-chose. Alors, qui a raison et qui a tort ?

Sur les radars depuis 2006. Anciennement connue sous le nom étonnant de Ligue de Défense des Citoyens, la Ligue est une association loi 1901 créée en 2006 pour « réunir le plus grand nombre d’automobilistes raisonnables et de faire entendre leur voix pour en finir avec cette répression absurde et passer à une politique efficace de sécurité routière ».

Tout a commencé en 2003, lorsque les premiers radars automatiques ont fleuri sur les routes de France, étape considérée par la Ligue comme une « répression ciblée », après des années de campagnes de sensibilisation plutôt soft contre la vitesse et l’alcool au volant. En cause, un gouvernement qui aurait mis en place ces radars uniquement pour remplir les caisses de l’État. « La sécurité routière repose sur des considérations de sécurité et non sur la rentabilité, annoncent ses hérauts. L’association œuvre pour que les réglementations soient faites pour les conducteurs et non pas contre les conducteurs. »

« La priorité du gouvernement, c’est de faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État, mais ce n’est plus la sécurité des Français sur la route » (Nathalie Troussard, secrétaire générale de l’association)

80 km/h, la mesure de trop. Cependant, le grand combat qui les a fait connaître concerne la loi qui a abaissé la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. Une pétition ayant récolté plus de deux millions de signatures est toujours en ligne sur leur site. Elle conteste le bien-fondé de la mesure de 2018, « attendu que plus de 46 900 PV pour excès de vitesse sont dressés chaque jour, qu’une baisse des vitesses-limite a entraîné une explosion de ces derniers, et que cette baisse n’a aucun fondement en matière de sécurité routière ». Une pétition contre la “prolifération des radars en ville”, à l’adresse du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, est aussi disponible, parmi d’autres combats conçus comme des lignes de défense des droits des automobilistes. Reçues en 2018 au Sénat pour faire du lobbying contre le passage à 80 km/h, les instances dirigeantes de l’asso n’ont pas obtenu gain de cause… pour le moment.

Ladite mesure, appliquée depuis juillet 2018 dans le cadre de la Loi mobilités, limite en effet la vitesse à 80 km/h au lieu de 90 km/h sur les routes à double sens sans séparateur central. Même si elle autorise les départements à relever cette vitesse maximale selon la dangerosité des routes concernées (après un avis favorable de la commission départementale de la sécurité routière). « La priorité du gouvernement, c’est de faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État, mais ce n’est plus la sécurité des Français sur la route », concluait alors Nathalie Troussard.

“Stop à la répression absurde. Oui à une conduite responsable”, annonce leur site. Le combat continue.

Sécurité routière

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