Cet avion se transforme en wagon, en car ou en bateau
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Cet avion se transforme en wagon, en car ou en bateau
Henri Presson |  11.07.2017
Cet avion se transforme en wagon, en car ou en bateau

Finies les escales interminables. Avec ce moyen de transport du futur, vous pourriez effectuer le trajet Orléans – Portland sans jamais quitter votre fauteuil, enchaînant simplement les films et les plateaux repas. On embarque quand ?

Révolutionner le transport de demain. C’est l’ambition de l’École polytechnique fédérale de Lausanne avec le projet Clip-Air. Le principe : une immense aile volante sous laquelle seraient fixées plusieurs capsules fuselées. Chacune d’elles, de la taille d’un Airbus A380, embarquerait des passagers ou du fret. En cas d’escale, plus besoin de sortir les voyageurs ou de décharger la marchandise. Les capsules amovibles peuvent être fixées sous d’autres ailes volantes, ou bien posées sur rails, sur roues ou dans un bateau.

 “Le Clip-Air consommerait trois fois moins de carburant que trois avions volant indépendamment.”

Prendre l’avion dans une gare. Ce nouveau type de transport repense complètement la manière de voyager. Quelle que soit notre destination, il suffira simplement d’embarquer dans la gare, le port ou l’aéroport le plus proche. La modularité permet des combinaisons de trajets infinies. Pour les compagnies aériennes, les avantages d’un tel système demeurent considérables : les coûts de maintenance sont réduits puisqu’une aile transporte trois fois plus de passagers avec deux fois moins de moteurs. Aussi, le Clip-Air consommerait trois fois moins de carburant que trois avions volant indépendamment. Vous avez dit écolo ?

Attention, tout le monde descend. Tout cela paraît fou. Pourtant, Claudio Leonardi, responsable du projet Clip-Air, est confiant : « Nous devons encore faire sauter plusieurs verrous, mais nous sommes persuadés que cela vaut la peine de s’intéresser à un tel concept, en rupture avec les avions actuels et qui peut avoir un impact sociétal énorme. » Au moins quatre années de recherche et développement sont encore nécessaires estiment les scientifiques attachés au projet. Les véritables débuts du Clip-Air devraient être modestes. Il serait, dans un premier temps, testé pour l’aviation d’affaires, avec des capsules fixées sous une aile de la taille d’un jet. Encore un peu de patience, donc, pour le Lyon-Auckland sans escale.

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