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Antoine Gillet |  22/09/2022 12:33
Ces Français auraient créé un pot d'échappement capable d'aspirer le Co2 des voitures

D’ici 2035, la vente de voitures à moteur thermique devrait être interdite sur le continent européen, mais des millions de modèles continueront à circuler après cette date. Avant qu’ils ne disparaissent totalement, des chercheurs du Sud-Ouest affirment avoir trouvé le moyen de les rendre propres grâce à un pot un peu spécial. On a vérifié la solidité du projet avec Laurent Geulin, co-créateur de cette technologie révolutionnaire, du moins sur le papier.

Tout le monde le sait, les motorisations thermiques sont condamnées à disparaître dans un futur proche, et tout le monde cherche une solution pour éliminer les sources d’émission de C02. La solution peut-elle venir du Sud-Ouest ? À notre grande surprise, c’est ce que pensent Laurent Geulin et Didier Revardel avec leur entreprise au drôle de nom (CIA, pour Conception avec Intelligence Artificielle). Et en attendant de voir s’ils trouveront un partenaire financier, ils le jurent, l’invention fonctionne comme en atteste un contrôle d’huissier réalisé le 8 septembre dernier. La parole au principal intéressé.

Il y a quatre ans, vous avez fondé la société C.I.A pour démontrer les possibilités du deep learning. Comment en êtes vous arrivés à créer un capteur de CO2 ? 

Laurent Geulin : En effet, au départ, cette société travaillait uniquement sur l’intelligence artificielle (IA), puis j’ai voulu montrer que cette technologie permettait de répondre aux problèmes actuels de notre société. En 2018, j’ai donc décidé d’utiliser de l’utiliser pour lui demander comment il était possible de détruire le CO2 émis par les voitures. 

“L’objectif est que chacun puisse aller chez un garagiste pour équiper sa voiture pour 2000 euros”.

De quelle manière avez-vous procédé ?

Laurent Geulin : Tout le monde sait que les arbres captent le CO2 grâce à la photosynthèse. Nous avons donc tenté de reproduire chimiquement ce processus naturel afin qu’il serve nos objectifs. Ainsi, avec mes collègues, nous avons utilisé le deep learning pour trouver comment casser la molécule de CO2.
L’IA a passé en revue 17 millions de formules chimiques pour trouver la formulation qui aurait le plus de chances d’aboutir. Après toutes ces tentatives, trois formules sont sorties. Nous les avons testées et avons vu que les molécules de CO2 se brisaient et que les particules fines (NOx) se déposaient dans le pot. 

Que s’est-il trouvé à la sortie ? 

Laurent Geulin : Plus rien ! Une fois les polluants éliminés, le pot ne rejette plus que de l’eau et de l’oxygène. Les particules captées deviennent des déchets après un traitement. Ce résidu qui va se densifier et se saturer pourra surement être utilisé d’après nos analyses pour recréer du carburant car il est saturé en chaîne carboné. Il s’agira donc d’un cercle vertueux : on dépollue et on crée du carburant. 

Où en êtes-vous dans le développement de ce fameux pot ? 

Laurent Geulin : Le pot est prêt pour être utilisé par les voitures. Le prototype a été réalisé et testé en statique et en dynamique. Nous sommes totalement opérationnels et savons que cela fonctionne. Un huissier de justice peut l’attester car nous en avons mandaté un pour qu’il vérifie le potentiel en dépollution de notre technologie. Il nous faut maintenant l’appui d’un industriel pour produire cet équipement en très grosses quantités.

Toutes les voitures seront-elles compatibles ? 

Laurent Geulin : Que cela soit une voiture neuve ou ancienne, le pot fonctionnera. Nous voulons rendre de vieux véhicules éligibles à une pastille Crit’Air 1 avec notre outil. L’objectif est que chacun puisse aller chez un garagiste pour équiper sa voiture pour 2000 euros.

Cela permettrait donc à ceux qui ne peuvent pas acheter une voiture électrique de se déplacer dans les villes ? 

Laurent Geulin : On veut permettre aux personnes avec peu de moyens de garder leur véhicule, de rentrer dans des ZFE et de ne pas être pointés du doigt comme des pollueurs. Coûtant 2000 euros selon nos premières estimations, ce système coûterait moins cher qu’une subvention à l’achat de voiture électrique.

Cela pourrait-il être adapté à d’autres véhicules ? 

Laurent Geulin : Nous pouvons nous attacher à tous les moteurs thermiques et nous avons procédé à des tests. Concernant les bus et les cars, nous en sommes actuellement aux tests à l’arrêt. Nous connaissons des ralentissements avec les bateaux car les vapeurs de sodium entrent en compétition avec le CO2, ce qui brouille notre système. Nous devrions pouvoir dépolluer toutes les sorties comme celles des cheminées, mais certains environnements nécessitent des adaptations. 

Que vous manque-t-il aujourd’hui pour pouvoir lancer votre produit sur le marché ? 

Laurent Geulin : Du financement ! Une marque allemande nous a déjà contacté car elle a vu le potentiel commercial des véhicules en circulation à dépolluer. Les constructeurs français n’ont pas répondu à notre appel car ils sont déjà tournés vers l’électrique… Pourtant, il y a des millions de véhicules à dépolluer. Nous avons la technique et nous avons besoin d’une capacité industrielle. En tant que chercheurs, il n’est pas possible de le faire dans notre coin, car le premier prototype a été construit en un mois.

Plus d’informations sur le site officiel.

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