Ces bus-cabinets sillonnent les villages pour lutter contre les déserts médicaux
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Ces bus-cabinets sillonnent les villages pour lutter contre les déserts médicaux
Hilaire Picault |  09.03.2020
Ces bus-cabinets sillonnent les villages pour lutter contre les déserts médicaux

Les médecins manquent, alors des entreprises lancent des cabinets ambulants en partenariat avec les petites communes. L'avenir du secteur médical ?

Vous connaissiez déjà les bibliobus et les camions pizza. Mais aller consulter son médecin dans la remorque d’un camion a quelque chose d’un peu inquiétant. Et pourtant, les cabinets mobiles se multiplient en France. Une initiative pragmatique face à la triste situation de l’offre médicale dans l’Hexagone : la compression des hôpitaux et la fermeture des cabinets obligent les Français résidant hors des grandes zones urbaines à faire une route toujours plus longue pour consulter ou être soigné. Dernier exemple en date, dans l’Aude.

Ce département de 433 communes compte 60 habitants/m², ce qui le fait paraître désert face à son voisin, l’Hérault (100 communes de moins et 3 fois plus d’habitants au m²). Les Audois n’ont d’autres choix que de rouler vers Carcassonne ou Narbonne. Pour y remédier, l’entreprise “La santé mobile” a équipé un camion pour recevoir des patients et offrir les meilleures conditions aux soignants.

Un même camion, plusieurs spécialités. Loué aux praticiens (80 euros la journée), ceux-ci peuvent ensuite se rendre dans les villages audois pour accueillir ceux qui n’ont pas le temps d’aller à la ville. Un lien social important et la garantie d’un suivi médical qui peut éviter des complications. Hélas, l’opération concerne uniquement des consultations paramédicales car la législation française interdit l’exercice de la médecine ambulante. Une diététicienne, une ostéopathe et un opticien y ont déjà recours. Un psychologue et un pédicure-podologue ont aussi montré de l’intérêt, selon France 3. Pour garder des tarifs planchers malgré les frais engendrés – location, essence… – l’entreprise sollicite les communes pour mettre la main au portefeuille et prévenir ses administrés des jours de passages.

Si l’affluence de ces tiers-lieux se confirme aussi rapidement que les initiatives se multiplient, peut-être le conseil de l’Ordre des médecins fera-t-il évoluer la loi afin d’offrir des consultations de médecins généralistes dans nos campagnes ? Après tout, il y a bien des dentistes sur des voiliers, alors pourquoi les cardiologues de demain n’opéreraient-ils pas dans des trains plutôt que dans des camions exigus ?

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