Ce robot tueur de moules aide les navires à moins polluer
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Ce robot tueur de moules aide les navires à moins polluer
Hilaire Picault |  27/03/2020 17:40
Ce robot tueur de moules aide les navires à moins polluer

Piloté à distance, le « HullSkater » protège la coque des nuisibles pour assurer une vitesse constante. De quoi réduire de 12% les émissions des bateaux de transport.

Emporté par la moule. Vous avez déjà vu ces marins qui grattent les coques de leur bateau dans les ports, avant de les repeindre. Aussi bucolique que soit cette activité, elle est surtout indispensable au bon fonctionnement de toute activité maritime car elle sert à ôter les coquillages et algues qui s’accumulent sur leurs coques au fur et à mesure des voyages. On appelle ce phénomène l’encrassement biologique et c’est loin d’être bénin.

Ce revêtement rugueux immergé réduit la pénétration du vaisseau dans l’eau, obligeant les marins à pousser les moteurs pour garder une vitesse décente. Deux conséquences : une consommation plus importante de carburant pour le même trajet, donc une perte économique qui peut être répercutée sur les prix finaux, et une hausse des émissions carbonées.

Robot nettoyeur. Les ingénieurs norvégiens de Jotun se sont intéressés à ce phénomène et ont trouvé une réponse chez les roboticiens de Semcon. Ensemble, ils ont créé une solution à deux couches : d’abord recouvrir la coque d’un revêtement spécial, plus résistant au bio-encrassement mais surtout résistante au robot « HullSkater » ; celui-ci vient s’aimanter sur la coque et attend les instructions. À distance, le staff de Jotun peut l’activer à l’autre bout du monde pour nettoyer la coque des impuretés. Le robot se déplace alors grâce à ses roues magnétiques et frotte la coque pour décoller moules, algues et autres bio-encrassements grâce à ses quatre caméras.

Sauver l’air, protéger la mer. Selon la taille du navire, le nettoyage complet de sa coque prendra entre 2 à 8 heures mais ne nécessitera pas d’immobiliser le vaisseau pour le sortir de l’eau, ni de le revernir après. Il faut par contre que le navire soit arrêté, donc mouillé au port. Jotun réalise des tests sur différents navires dans le monde et estime pour l’instant que le HullSkater réduit les émissions de 12% sur la totalité du trajet. Quand on sait que le transport maritime était coupable de 200 millions de tonnes de CO2 en 2015, cela représente un sacré soulagement.

C’est aussi bon pour la biodiversité, car ces organismes invasifs voyagent avec les navires et peuvent ensuite se reproduire dans les régions où ils n’étaient jusque-là pas présents, causant un déséquilibre de la chaîne alimentaire. Go robots, go !

Amphibie petit robot Transport maritime

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