Ce "RoboCop" patrouille déjà dans les centres-villes de l'Amérique de Donald Trump
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Ce “RoboCop” patrouille déjà dans les centres-villes de l’Amérique de Donald Trump
Hilaire Picault |  9 jours
Ce "RoboCop" patrouille déjà dans les centres-villes de l'Amérique de Donald Trump

Ses missions : surveiller, prévenir… et chanter des chansons ?

Il s’appelle bien « RoboCop » mais c’est sûrement son seul point commun avec le héros de métal du film de science fiction. Haut d’1,50 mètre pour 180 kilos, cette sorte de fusée à roulettes n’a ni arme ni gaz lacrymogène, mais compte sur ses caméras 4 K à 260° et son intelligence artificielle pour l’aider dans son tour de garde.

Depuis deux ans, plusieurs villes américaines ont acquis des unités “HP-RoboCop” de la société Knightscope et les ont intégrés à leurs forces de police, notamment à Huntington Park, dans la (riche) banlieue de Los Angeles. Depuis juin dernier, le flic robotique fait ses patrouilles pour surveiller des lieux recevant beaucoup de public, comme des aéroports, des centres commerciaux, voire des stations-service.

Ce type de vidéosurveillance fait gagner du temps aux agents en leur donnant des éléments probant pour intervenir efficacement. Surtout, l’intelligence artificielle permet de reconnaître des agressions et des actes de vandalisme afin d’alerter le commissariat au plus vite. La machine coûte près de 60 000 euros mais c’est un gain de temps pour les enquêteurs avant, pendant et après les violences, et a déjà permis quelques arrestations si l’on en croit NBC.

S’inspirant des assistants vocaux, tels Alexa et Siri, le robot est prévu pour réagir – plus que véritablement répondre, car il ne peut gérer une conversation – avec les passants rencontrés, et présente un bouton d’alarme pour que ceux-ci puissent alerter la police d’un délit distant que le robot n’aurait pas pu voir. À ceci près que le RoboCop d’Huntington Park a encore des ratés…

Début octobre, une femme accourt pour signaler une rixe à Salt Lake Park. La machine ne la comprend pas malgré ses explications répétées face caméra et la pression du bouton d’urgence. Puis, l’agent en fer blanc lui demande de s’écarter de son chemin, non pour s’attaquer au problème mais pour reprendre sa ronde… en chantonnant. La police est quant à elle bien intervenue 15 minutes plus tard, mais son chef a dû expliquer qu’étant en phase de test, toutes les fonctions – dont le fameux bouton – n’étaient pas encore activées. Gloups. Voilà peut-être pourquoi un autre de ces robots gardiens dans un mall de Washington DC s’était “suicidé” en 2017 en se jetant dans une fontaine.

La société sous surveillance tant désirée par Donald Trump devra encore un peu attendre.

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