Ce Français a parcouru 815 km en fauteuil électrique pour lutter contre la sclérose en plaques
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Ce Français a parcouru 815 km en fauteuil électrique pour lutter contre la sclérose en plaques
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LA REDACTION |  04.07.2019
Ce Français a parcouru 815 km en fauteuil électrique pour lutter contre la sclérose en plaques

« Impossible n’est pas français. » C’est certainement ce qu’a dû se dire Pierre-Yves Morisset, un Ardéchois de 58 ans qui a décidé de médiatiser cette maladie qui l’a cloué dans un fauteuil, en partant lui-même sur la route pour une incroyable traversée le long de la ViaRhôna. À l’horizon, un seul objectif : aider à changer le regard sur les personnes à mobilité réduite.

Dans la série « toi-même fais-le » (sous-titrée « la majorité des gens en serait incapables »), l’histoire de Pierre-Yves Morisset se hisse rapidement sur le podium. Au printemps 2019, cet homme paralysé par une sclérose en plaques décide de se lancer un challenge que 99% des “valides” refuseraient : rallier Sète dans l’Hérault à Saint-Gingolph en Haute-Savoie, pour un total de 815 kilomètres via le célèbre itinéraire cyclable ViaRhôna, allant du lac Léman à la Méditerranée. Débute alors un périple terminé le 21 juin, et débuté à une date pas vraiment anodine.

Intouchable. Pierre-Yves Morisset a décidé de s’élancer le 30 mai, date de la journée mondiale de la sclérose en plaques ; une manière intelligente de faire connaître cette maladie qui touche environ 110 000 personnes en France, et 2,3 millions dans le monde (sources : Arsep). « Mon objectif, [était] de récolter des fonds pour le centre médical Germaine Revel situé à la Chabanière. C’est un établissement très important qui traite 9% des malades de sclérose en plaques », explique-t-il. Pour cela, Pierre-Yves a évidemment décidé de contourner les voies traditionnelles, littéralement, grâce à la ViaRhôna, tout en s’imposant des pauses quotidiennes pour recharger ses batteries, encore une fois littéralement. Son fauteuil est électrique. Mais tout cela ne l’a pas empêché de parcourir en moyenne 35 kilomètres par jour.

La troisième roue du carrosse. Pour arriver au bout de ce marathon de l’impossible, Pierre-Yves Morisset a pu compter sur une troisième roue installée sur son fauteuil électrique, clipsable, mais qui lui a permis de repousser ses limites. À l’heure de la malveillance et du cynisme généralisés sur internet, cette belle histoire permet une fois n’est pas coutume de rappeler que handicap ne rime pas forcément avec impossibilité d’agir. Cet autre Français ayant construit un scooter électrique pour sa femme, elle-même atteinte de la sclérose en plaques, ou ce tétraplégique ayant roulé pendant 25 000 kilomètres dans un van aménagé, le prouvent aussi à leur manière : les barrières mentales sont faites pour être enfoncées. La liberté est de l’autre côté.

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