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    L'INNOVATION S'EXPLORE AVEC

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    Ce catamaran carbure aux déchets plastiques

    Le nom de ce bateau écolo : le Plastic Odyssey. Sa mission : un tour du monde pour ramasser les déchets en plastique des océans et directement les transformer en carburant.

    Océan pétrolifère. Le 15 juin dernier à Concarneau, on baptisait Ulysse, un curieux bateau. Long de six mètres, il s’agissait du prototype d’un projet bien plus grand de l’ONG Plastic Odyssey : un navire de 24 m capable de générer sa propre essence à partir des résidus de plastique collectés lors de ses escales.

    « Ce procédé produit un litre de combustible par kilo de plastique traité », a expliqué aux Échos, Simon Bernard, jeune officier de marine et ingénieur, à l’origine de cette aventure. Ainsi, pour dix jours de mer, il faudra fondre une tonne de plastique. C’est là que l’action devient magnifique : la matière première sera entièrement constituée de déchets en plastique abandonnés que l’équipage de Plastic Odyssey ramassera au gré de son périple.

    Machines dans ma tête. Pour cela, il embarque d’étranges machines conçues par les ingénieurs hollandais de Precious Plastic, capables de broyer et faire fondre des détritus. En les chauffant à 420°C, elles peuvent convertir les déchets non recyclables en carburant. Mais à en croire Simon Bernard, ce n’est pas la course qui est importante, mais les escales.

    « L’objectif [est] de démontrer que le recyclage du plastique, notamment dans les pays émergents, peut éviter la profusion du plastique dans l’eau. » C’est pourquoi l’Odyssey prendra le temps à chaque port d’expliquer et former au recyclage des déchets. L’ONG va ainsi fournir les plans et aider à concevoir les machines de Precious Plastic afin que les populations puissent valoriser ces déchets : revendre cette matière première (utilisée par les imprimantes 3D par exemple), l’utiliser pour faire des meubles ou des matériaux d’isolation, ou en tirer du carburant pour leurs bateaux de pêche ou groupes électrogènes. Bref, développer des activités économiques locales.

    Plastic beach. Sur le plan de croisière, 40 000 miles nautiques attendent l’équipe du Plastic Odyssey. Trois ans de mer, 32 escales de ramassage et 33 étapes d’action et formation. L’aventure mettra les voiles début 2020, une fois la construction du navire définitif achevée. L’actuel prototype convertit 4 kg de plastique par heure ; le prochain visera encore plus haut et tiendra dans un seul container maritime. Un espoir donc pour toute la marine marchande mondiale.

    Crédit photo : Plastic Odyssey, L. Santucci, Zeppelin Network

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