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    En cas d’accident, les constructeurs de véhicule autonomes doivent-ils prévoir un bouton « éthique »?

    En mars dernier, une Américaine a été tuée par une voiture autonome du VTC Uber. Cet accident relance la question de la sécurité avec ce type de véhicule. Des chercheurs italiens suggèrent d’installer un bouton éthique qui laisserait le dernier mot à l’humain en cas de situation extrême.

    Le lundi 19 mars, une femme est décédée à Tempe, en Arizona, renversée par une voiture autonome de la firme Uber. Et c’est a priori le premier cas au monde d’accident mortel de ce type. Alors que plusieurs États américains – l’Arizona donc, mais aussi la Floride ou la Californie – ont donné le go à des tests grandeur nature, ce drame relance le débat autour de la sécurité de cette technologie, avec notamment une dimension morale à laquelle personne n’avait pensé jusque là.

    Aujourd’hui, les défenseurs de la conduite autonome sont catégoriques : elle serait plus sûre que la conduite traditionnelle humaine. Les spécialistes du cabinet Exton Consulting estiment par exemple que ce nouveau modèle sur les routes pourrait diviser par deux le nombre d’accidents à l’horizon 2030. Mais comme le suggère l’événement tragique de Tempe, dans certains cas, l’intelligence artificielle des voitures autonomes – même si on l’imagine plus prompte à réagir qu’un humain – pourrait se retrouver face à des dilemmes éthiques pour elle.

    Prenons un cas extrême. Dix enfants surgissent de nulle part sur une route de campagne. La voiture autonome a alors deux choix :

    1/ Les percuter et en tuer plusieurs, sauvant probablement le conducteur.

    2/ S’écraser dans un platane et éviter le massacre, mais au prix de la mort du propriétaire.

    Un bouton conçu comme une assurance

    Pour surmonter cette question insoluble, trois chercheurs italiens (Giuseppe Contessa, Francesca Lagioia et Giovani Sartor) ont imaginé la création d’un bouton éthique. Le principe serait de permettre à chaque conducteur de conserver sa responsabilité, en définissant à l’avance la réaction de la machine dans des cas extrêmes, avec deux options : « altruiste » ou égoïste ». Et dans l’idée, il serait également possible de modifier ces choix selon le nombre de personnes dans la voiture. Pour un même cas de figure, un père pourrait jouer la carte altruiste lorsque seul, mais égoïste dès lors qu’il serait avec sa petite famille dans sa voiture.

    Cela promet de sérieuses migraines pour les chauffeurs au moment de faire leurs choix, mais aussi pour les assureurs, à l’heure de concevoir leurs offres et déterminer les responsables. On souhaite bon courage à tout le monde mais comme dit le proverbe, l’avenir est droit devant. Attention tout de même à respecter la priorité à droite.

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