Ça y est : la Banque Mondiale arrête de financer les énergies fossiles
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Ça y est : la Banque Mondiale arrête de financer les énergies fossiles
Henri Presson |  18.12.2017
Ça y est : la Banque Mondiale arrête de financer les énergies fossiles

L’institution vient d’annoncer qu’elle ne financera plus les activités pétrolières et gazières à partir de 2019. Un sacré coup de boost pour la transition énergétique à l’échelle mondiale.

Robinet coupé. Pendant que certains quittent les Accords de Paris le majeur en l’air (coucou Donald), d’autres prennent leurs responsabilités pour réparer la casse due à une révolution industrielle qui n’a que trop dégénéré. Le 12 décembre dernier, lors du sommet sur le climat One Planet à Boulogne-Billancourt, la Banque Mondiale (BM) a déclaré souhaiter également changer dans ce « monde en évolution rapide ». Dont acte : dans un an, elle coupera la vanne de billets verts aux pays désireux de se payer un nouveau pipeline ou des plateformes offshore. À ce jour, ses versements représentaient 1,6 milliard de dollars, soit environ 5% des financements accordés dans ce secteur. L’industrie pétro-gazière va alors devoir se serrer la ceinture.

Décision historique. C’est la première fois de l’histoire qu’une banque de cette envergure s’engage à un tel degré contre l’exploitation et la production d’énergies fossiles. « Une nouvelle marche franchie ! », s’est empressé de tweeter Pascal Ganfin, directeur général de WWF France. Cependant, la Banque Mondiale se réserve le droit, « dans des circonstances exceptionnelles », de maintenir certains financements lorsque nécessité fait loi : « Dans les pays les plus pauvres où l’accès à l’énergie pour les populations défavorisées est clairement bénéfique et où le projet s’inscrit dans les engagements de l’Accord de Paris. » Aussi, les pays en développement ne seront pas les victimes collatérales de la révolution verte.

De la thune pour le climat. Cet engagement écolo de la Banque Mondiale fait suite à la promesse de 2015 de consacrer 28% de son portefeuille à l’action climatique d’ici 2020. L’institution s’est ainsi engagée à investir 325 millions de dollars dans le plus grand fonds de « green bonds » de l’histoire. Cet outil de financement permettra de soutenir des projets en faveur de la planète. Avec ce genre d’initiatives, la limitation du réchauffement climatique sous le seuil des 2 degrés, soit l’objectif des Accords de Paris, serait donc réalisable. Et vu comme c’est parti, c’est probablement la finance qui sauvera le climat. Qui l’eût cru ?

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