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    Ce poisson cultivé en labo est la meilleure chose qui va arriver à la planète

    Pouvoir manger des sushis frais et non pollués en ayant l’assurance de ne pas nuire aux espèces en danger, c’est le pari fou de deux startupeurs américains même pas trentenaires.

    Frais comme un gardon ! Alors qu’on parle beaucoup de la viande en laboratoire sans en voir vraiment la couleur, Brian Wyrwas et Mike Selden, respectivement 24 et 26 ans, se sont mis en tête de doubler les viandards par la droite. Tous deux ingénieurs et biologistes, ils ont créé Finless Food, une startup qui ambitionne de fabriquer des filets de poisson in vitro ! Rien de moins.

    Pour comprendre leur cheminement avant d’en arriver à une idée aussi barrée, il faut savoir que nos deux amis sont des environnementalistes et végétariens convaincus. Ils sont incollables sur les dégâts de la surpêche, la pollution des mers aux métaux lourds et au plastique, ou encore l’enfer de la pisciculture et de la poiscaille bourrée d’antibiotiques. Pour ce qui est de la culture des cellules en laboratoire, c’est un principe qu’ils ont bien en tête : les deux ayant travaillé en laboratoire sur des programmes de recherche de lutte contre le cancer. L’un dans l’autre, ça a donné une idée à Mike et Brian : cultiver des cellules souches de poissons et booster un peu leur croissance de manière à « faire pousser » ce qu’il y a de meilleur, le filet !

    Pêche miraculeuse. Pour récupérer des cellules souches sans avoir à tuer le moindre poisson inutilement, les deux garçons ont conclu un deal avec l’Aquarium de San Francisco. Ainsi, à chaque fois qu’un spécimen décède, des cellules (encore vivantes car prises à temps) sont placées dans un medium de croissance. Et voilà comment les deux comparses ont pu tester leur méthode sur des loups, des carpes, des anchois et plus récemment du thon rouge de l’Atlantique, une espèce particulièrement menacée.

    Des millions de filets de poissons seront créés, par toute une industrie à peine émergente, pour nourrir le monde entier sans polluer.

    Qu’on se le dise, contrairement à la culture de la viande qui demande des cuves énormes et consomme de l’énergie à mort, au point que le kilo coûte encore plusieurs milliers d’euros, les cultures de Finless Food peuvent être faites dans des conditions basiques, avec juste des tubes, à température ambiante.

    Plutôt que de produire eux-mêmes leurs filets, les deux jeunes hommes ont l’intention d’externaliser auprès de startups spécialisées dans la culture de cellules à des fins de transplantation, généralement équipées d’imprimantes 3D spécifiques. Selon les calculs les plus optimistes, en plus de permettre à des espèces menacées d’enfin avoir la paix, Mike et Brian jurent que si les investisseurs les suivent, ils pourront nourrir des millions de personnes d’ici 2020. On roule un peu des yeux de merlan frit, mais si ça permet de mieux manger tout en protégeant la planète, on ne voit pas d’arête.

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