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    « Bonne » nouvelle : les radars urbains débarquent en centre-ville

    Coût du contrat pour l’installation de ces mouchards urbains ? 150 millions d’euros. On connaît déjà le prochain combat des gilets jaunes.

    Toute la France sous surveillance. Au rythme où vont les choses – c’est-à-dire à 80 km/h – il se pourrait bien que les automobilistes français finissent par développer une sévère aversion pour ce mot : radar. Après la destruction en 2018 de la moitié des radars automatiques par les gilets jaunes (les mêmes qui ont rapporté 1 milliard d’euros à l’État en 2017), voici que le gouvernement confirme la mise en place de « radars urbains » destinés à contrôler simultanément plusieurs types d’infractions.

    Ces machines pourront verbaliser à peu près tout et n’importe quoi : non respect du port de la ceinture, téléphone au volant, dépassement sur les voies cyclables et couloirs de bus, etc.

    Un contrat à 150 millions d’euros et des brouettes. Au-delà de l’effet « tous fliqués », c’est surtout le montant du contrat signé qui risque de faire grincer des dents : 149 millions d’euros dispatchés entre deux sociétés se divisant la France avec, au nord, la société Parifex (64 millions d’euros) et, au sud, la société Idemia (85,6 millions d’euros). Le montant de l’opération, astronomique, courra sur une période de 12 ans et devrait, comme on s’en doute, faire débat. Voire inspirer certains casseurs à se lancer dans des guérillas urbaines.

    Résultat de recherche d'images pour "radar tourelle"

    Le radar à tout faire. D’un point de vue technique, ces radars urbains sont définis par la sécurité routière comme un « équipement de contrôle multi-infractions déplaçable en environnement urbain » (ETU). Dans les faits, cela signifie qu’il faudra non seulement jouer au chat et à la souris avec eux (certains des radars seront des leurres déplacés en permanence) mais aussi que ces machines pourront verbaliser à peu près tout et n’importe quoi : non respect du port de la ceinture, téléphone au volant, dépassement sur les voies cyclables et couloirs de bus, etc.

    Petite cerise sur le gâteau, ces cousins du désormais radar tourelle (capable de flasher 32 voitures en même temps !) coûteront 50 millions d’euros de plus. L’addition risque de ne pas passer chez les automobilistes, mais une bonne nouvelle, une vraie, quand même : ils n’arriveront pas en centre-ville avant fin 2019.

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