Bientôt des croisières sans CO2 grâce aux paquebots électriques
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Bientôt des croisières sans CO2 grâce aux paquebots électriques
Hilaire Picault |  15.02.2019
Bientôt des croisières sans CO2 grâce aux paquebots électriques

Des chercheurs suisses développent un système de pile à combustible capable de réduire de 25% les émissions de CO2 de ces mastodontes pollueurs.

La croisière abuse. Les cargos et navires marchands sont responsables d’une grande part de la pollution mondiale. Mais on parle peu des bateaux de croisière. Durant les milliers de kilomètres de la traversée, ces énormes bâtiments se transforment en véritable ville : on y vit, dort, mange et joue. Ce qui veut dire que tournent en permanence les lumières, chauffages (ou climatisations), fours et toutes les consommations de loisir (cinéma, night club, jeux aquatiques…).

10% de CO2 en moins. Espérant rendre ces paquebots un peu plus vertueux, une équipe de chercheurs de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne a procédé à des projections et calculs pour envisager de les électrifier. Comme le résume Francesco Baldi, qui a mené les recherches, « le travail s’est focalisé sur la réduction des émissions de CO2, dans un premier temps en optimisant au maximum chaque système du bateau, voire le design du bateau lui-même pour une meilleure efficacité. »

Les résultats de ces modifications se sont montrés concluants puisque les Suisses ont estimé le gain immédiat d’efficacité à 10%.

Moins de carburant et plus d’énergie. L’étape suivante consistait à remplacer les gros moteurs diesels par une version électrique, avec un problème de taille côté carburant : « Le défi est de stocker suffisamment d’énergie à bord sans occuper trop de place. » L’équipe helvète a ainsi écarté les piles à hydrogène car les réserves auraient dû couvrir un tiers du navire pour garantir les immenses distances de ces croisières. Ils ont alors travaillé sur des piles à combustible à oxydes solides (SOFC). Le rapport entre le combustible consommé et l’énergie produite passe alors à 75% quand les diesels perdent 50% en moyenne. Le tout en ne rejetant que de l’eau.

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Seul défaut, ces systèmes sont très longs à allumer, incitant donc à les laisser tourner en permanence. Un gaspillage ? Non, Baldi envisage de récupérer le surplus d’énergie créé et le stocker dans des piles à hydrogène. On pourrait donc non seulement voguer proprement mais gagner de l’énergie en fin de compte. Pour le moment ces piles SOFC sont dix fois plus chères que les autres, mais en équipant tous les navires les prix chuteraient. On se prend alors à rêver de financer la transition énergétique en partant en croisière.

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Paquebot pile à combustible

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