Bas Van Abel
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Bas Van Abel
Henri Presson |  13.02.2017
Bas Van Abel

Inventeur du smartphone équitable.

Un beau jour, Bas Van Abel relève un étrange paradoxe : « Nous partageons nos moments les plus intimes au moyen de Smartphones dont finalement on ne sait presque rien. » Soudain, ce designer hollandais se demande ce qui est nécessaire pour pouvoir les fabriquer. Car, depuis toujours, Bas Van Abel s’intéresse aux systèmes qui se cachent derrière un produit : « J’ai toujours aimé ouvrir des trucs pour regarder à l’intérieur et essayer de comprendre pourquoi ils sont fait de cette manière et pas d’une autre. » Alors qu’il n’y connaît pas grand-chose en smartphone, il démonte le sien et ouvre ainsi… la boite de pandore.

Allo maman, bobo ? En remontant la chaîne de production de certains composants électroniques, Bas Van Abel découvre que la plupart des métaux utilisés proviennent de mines « sales ». C’est-à-dire où les travailleurs sont exploités et tenues par des milices locales. Les gros constructeurs de téléphone ne comptent pas remédier de sitôt à ce problème. Le Néerlandais décide donc de lancer le premier smartphone socialement responsable. En 2013, il crée le Fairphone : le « téléphone équitable ».

Faire mieux en délaissant ceux qui font du mal. Après avoir enfilé ses chaussures de randonnée, Bas Van Abel décide de sillonner le Congo à la recherche de mines qui ne sont pas exploitées dans des conditions désastreuses. Il a ainsi pu se fournir auprès des mines propres pour quatre métaux : le tantale, l’or, l’étain et le tungstène.

Durée de vie. Le second front sur lequel s’est engagé Bas Van Abel est l’obsolescence programmée. Un utilisateur change en moyenne de téléphone tous les deux ans. Là encore, le Fairphone veut changer la donne, puisque l’appareil se veut modulaire : n’importe quel utilisateur peut facilement changer lui-même une pièce défectueuse en deux coups de tournevis. Résistant aux chocs, l’engin démontre aussi une durée de vie bien plus longue.

Changer la donne. Van Abel sait qu’il n’est pas possible de produire un téléphone 100% équitable. Il doit forcément acheter des composants dont il ne connaît pas l’origine. Mais il espère que son initiative incite les gros constructeurs à améliorer le contrôle de leur chaîne de production : « Ce que nous voulons prouver avec le Fairphone, c’est qu’il existe un marché pour les produits responsables… même dans l’industrie électronique. »  À ce jour, près de 125 000 unités ont déjà été vendues et l’entreprise ne cesse de croître. Fairphone n’est pas prêt de passer en mode avion.

fairphone.com

durable fairtrade smartphone

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