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    Comment Barcelone est devenue la première smart city au monde

    Une ville super connectée, du Wi-Fi partout et des collaborations impliquant privé et grand public… La capitale catalane l’a prouvé : elle sait reconnecter ses citoyens avec le bonheur et supprimer les dépenses inutiles.

    Conquistador. Barcelone a commencé à rayonner en 1992, quand elle a profité de ses J.O. pour installer 500 km de fibre optique. Depuis, elle est devenue une référence mondiale en matière de « ville intelligente » aux côtés de Singapour, Copenhague et Vienne. Son succès, elle le doit à des choix technologiques judicieux mais surtout à des stratégies municipales claires visant à la fois à assainir ses dépenses, notamment énergétiques et en impliquant toutes les couches de la société.

    Aujourd’hui, il n’y a plus d’opposition à cette politique, tant les résultats sont flagrants : la mise en place des nouvelles technologies a créé 47 000 emplois.

    Comment ont-ils fait ? Première ficelle utilisée, l’intégration de nombreux objets connectés dans l’espace et dans le mobilier urbain pour faciliter la vie des Barcelonais et réduire gâchis et dépenses inutiles. Un cas d’école : le stationnement. La ville a installé des capteurs sous le bitume des emplacements et parkings pour connaître l’occupation en temps réel, et elle s’est débarrassée des antiques parcmètres à pièces au profit d’applis de paiement où l’on peut même pré-réserver son parking. Conséquence, en 2018, on constate moins de bouchons et on enregistre un revenu supplémentaire de 36,5 millions d’euros en stationnement.

    Le recoupement des données permet des économies chiffrées en dizaines de millions d’euros pour la collectivité, et réduisent pollution et gaspillage énergétique.

    Au bout du compte, on dénombre 19 500 capteurs en ville pour vérifier par exemple les écoulements de pluie (et réduire les systèmes d’arrosage des pelouses) ou le remplissage des poubelles qui affinent les trajets des éboueurs quand c’est nécessaire. Là encore, moins de camions-bennes ralentissant le trafic et des frais de voirie épargnés. Sur le plan environnemental, la smart city a permis l’économie de 42,5 millions d’euros en consommation d’eau. Et tout cela a été rendu possible grâce au Big Data.

    Des données à partager, voici les « Big tapas ». À la mairie, Francesca Bria est directrice de la technologie de Barcelone. À son service, elle peut compter sur non pas une, mais deux plateformes. Sentilo regroupe celles des objets connectés, comme celles fournies par les 1100 lampadaires à LED qui détectent aussi le bruit, la pollution et les bouchons. Et CityOS est ouverte aux utilisateurs, qu’ils soient entreprises, élus ou simples citoyens au travers d’appli et d’interfaces liées au lieux.

    Car la ville vérifie que chacun puisse donner son avis et c’est la parfaite démonstration de ce qui a fait la spécificité de Barcelone : ne pas se contenter d’une approche municipale des problèmes mais savoir aussi remonter les besoins exprimés par le public pour une prise de décision commune (comme cela se pratique désormais à Songdo et à Madrid). Surtout, elle compte sur ces infos pour combattre plus efficacement les différences de revenus de ses habitants, par exemple en ayant connaissance du nombre de SDF et de logements vacants. Ce que la direction de la technologie catalane définit comme une stratégie pour devenir une ville « plus démocratique et plus accessible ». Un exemple à suivre pour Paris ?

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