
Plutôt que d’enfermer leurs bambins entre quatre murs, certains parents préfèrent les envoyer étudier dans la nature. Bien plus amusante, cette « école des forêts » présente surtout des avantages dans le développement et l'épanouissement de l’enfant.
Baba-school. Accompagnés par des adultes, les enfants partent toute la journée au cœur des bois. Dans leur sac, des vêtements de pluie, au cas où, et un déjeuner conservé bien au chaud dans un Tupperware thermique. Nul besoin d’emmener ses jouets, la nature est un formidable terrain de jeu où l’on peut grimper aux arbres, ramasser des légumes sauvages, construire une cabane ou découvrir le petit peuple de l’herbe.
Épanouissement de l’enfant. Le papa du petit Loïc a retiré son fils de la garderie municipale de Bunyola, à Majorque, pour rejoindre l’école de la forêt. Et son témoignage au micro de France Culture est on ne peut plus enthousiaste :
« Du jour au lendemain, il s’est mis à dormir les nuits entières. Il est beaucoup plus calme et a même appris à demander de l’aide au lieu de faire des colères. »
D’après Sarah Wauquiez, auteure du livre Les Enfants des bois, cette classe est mieux adaptée aux besoins de l’élève : « La nature est un espace sans toit ni paroi, au sein duquel l’enfant se déplace à son propre rythme. »
Vivifiant retour à la terre. L’école des bois, née au Danemark dans les années 1950, est actuellement répandue dans de nombreux pays, notamment en Allemagne où 30 000 enfants fréquentent ces Kindergarten en pleine nature. « Passer du temps dehors renforce le système immunitaire, affirme à La Dépêche Martina Pfaff, pédagogue et directrice d’une de ces structures alternatives à Potsdam. Il y a aussi moins d’accidents dans la forêt qu’en crèche normale, car les enfants laissés en autonomie apprennent plus vite à être responsables. » N’en jetez plus. Avec de tels arguments, on ne pourra plus jamais en vouloir aux marmots qui font l’école buissonnière.