Avec de l’eau et de la lumière, ce chercheur a transformé du CO2 en carburant
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Avec de l’eau et de la lumière, ce chercheur a transformé du CO2 en carburant
Robin Ecoeur |  12.11.2019
Avec de l’eau et de la lumière, ce chercheur a transformé du CO2 en carburant

Emmenée par le professeur Yimin Wu, une équipe de l’université de Waterloo au Canada est parvenue à transformer du CO2 en biocarburant. Un processus peu coûteux qui pourrait s’appliquer à échelle industrielle.

La nature est bien faite. Ce constat un peu banal, des chercheurs canadiens le prennent au pied de la lettre. Ils ont travaillé durant trois années sur une nouvelle méthode artificielle pour élaborer un carburant propre à base de CO2. Pour y arriver, ils se sont inspirés de la photosynthèse, un processus naturel de transformation du dioxyde de carbone (le gaz responsable du réchauffement climatique) en glucose qui leur permet de vivre et de grandir. Ce phénomène se produit naturellement chez les plantes grâce à l’eau et au soleil. Le détail de leurs travaux a été publié dans la revue Nature Energy.

De la feuille à la voiture. Voici leur idée : avec quatre substances (le glucose, l’acétate de cuivre, l’hydroxyde de sodium et le dodécylsulfate de sodium), les chercheurs ont réussi à fabriquer une « feuille artificielle » qui prend la forme d’une poudre rouge. « Mélangée à de l’eau dans laquelle du dioxyde de carbone est insufflé, puis exposée à un faisceau de lumière blanche généré par un simulateur solaire, la poudre enclenche alors la réaction de photosynthèse », écrit le site Sciences et Avenir. L’eau chauffée ne produit pas ici de glucose mais du méthanol (du carburant) que les chercheurs peuvent recueillir pour mettre dans une voiture.

Moindre coût. Selon Yimin Wu, professeur d’ingénierie et auteur principal de l’étude, leur méthode ne requiert aucunement l’utilisation d’électricité. « En plus de son faible coût, elle a d’ailleurs deux autres avantages majeurs : elle sera plus simple [que les autres] à mettre en place à une échelle industrielle. Et elle s’affranchit d’une conversion intermédiaire lors de la transformation de CO2 en carburant. Celle-ci est directe. » Toujours selon le professeur, l’application à grande échelle ne serait pas si compliquée à mettre en place, mais nécessite un investissement dans des infrastructures.

L’équipe canadienne n’est pas la première à s’inspirer des plantes pour produire du carburant. Le chimiste français Marc Fontecave en a fait l’une de ses priorités. L’avenir de la planète ne se joue donc pas que sur un voilier avec Greta Thunberg, mais aussi dans les laboratoires.

Canada Carburant CO2

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