Aux Pays-Bas, les fruits et les légumes prennent le train (et c'est beaucoup plus écolo)
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Aux Pays-Bas, les fruits et les légumes prennent le train (et c’est beaucoup plus écolo)
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LA REDACTION |  21.11.2019
Aux Pays-Bas, les fruits et les légumes prennent le train (et c'est beaucoup plus écolo)

Plus précisément, ça se passe à Rotterdam.

Un port plus propre. Plus grand port européen, huitième mondial en terme de trafic total, le colossal port de Rotterdam est un gros pollueur qui engendre à lui seul 15 à 20% des émissions de CO2 des Pays-Bas. Régulièrement pointé du doigt, il a établi un objectif de réduction d’un quart des rejets d’ici à 2025. Parmi la multitude de projets d’ampleur mis en place pour y parvenir, le dernier en date est de faire prendre le train aux fruits et légumes.

Inaugurée en mai 2019, une ligne de train frigorifique transite trois fois par semaine entre l’Espagne et les Pays-Bas avec à son bord des fruits et des légumes ibériques destinés au nord de l’Europe. Pas d’inquiétude quant à la fraîcheur des produits, le trajet entre Valence et les Pays-Bas prend deux jours, une durée similaire au transport routier.

Ce train remplace à peu près 42 camions sur les routes.

Un énorme bénéfice puisque ce train remplace à peu près 42 camions sur les routes, 13 000 à l’échelle d’une année. Soit 15 000 tonnes d’émissions de CO2 en moins. Un beau projet appelé à grandir. À terme, l’objectif est d’étendre le transit à l’Allemagne, la Scandinavie et le Royaume-Uni.

Vivons cachés. Chaque année, environ 450 millions de tonnes de marchandises transitent par le port de Rotterdam. Pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre liées à ce trafic massif, ce dernier – associé au port d’Anvers – a amorcé le projet pharaonique de stocker des millions de tonnes de CO2 en mer du Nord. Plus exactement sous la mer du Nord, en injectant les déchets dans d’anciens champs pétrolifères ou gaziers épuisés à une vingtaine de kilomètres des côtes néerlandaises. Le projet nécessite la construction d’un réseau de pipelines et devrait débuter dès 2026 pour un investissement de 400 à 500 millions d’euros. Ce sont quelque 10 millions de CO2 par an qui devraient être stockés sur place.

Pays Bas Port Rotterdam train Transport maritime

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