Au fait, les voitures polluent-elles plus en hiver ou en été ?
LA NOUVELLE MOBILITÉ S’EXPLORE AVEC
Detour
Accueil / Mobilité douce / Au fait, les voitures polluent-elles plus en hiver ou en été ?
Au fait, les voitures polluent-elles plus en hiver ou en été ?
Robin Ecoeur |  19/01/2022 21:32
Au fait, les voitures polluent-elles plus en hiver ou en été ?

On a parfois tendance à croire que la saison influence la pollution des automobiles ainsi que les désormais tristement célèbres pics de particules fines. Pour sortir du brouillard, c'est en réalité un plus compliqué que ça.

Classification des pollutions. Ce que l’on sait, c’est que les transports sont responsables d’environ 30 % des émissions de gaz à effet de serre en France. Comme l’indique Le Monde, ce sont principalement les voitures individuelles (54%) et les camions (21%) qui sont coupables, loin devant les avions ou les bateaux. Ce qui est plus difficile à affirmer, c’est qu’une voiture pollue plus durant l’hiver que l’été. Car si les basses températures entraînent une surconsommation de carburant, les pics de pollution peuvent survenir durant toute l’année en fonction de la météo, du vent ou des températures. Et surtout, ces pics n’auront pas le même impact sur la qualité de l’air, et donc sur les particules fines en suspension dans l’air.

Quand il caille, ça consomme. Comme l’explique le site du gouvernement canadien, qui se fie à une étude de l’Environmental Protection Agency (EPA), une baisse de température de 24 °C à 7 °C peut accroître la consommation de carburant de 12 à 28 %. En cause, l’air sec en hiver qui est 11% plus dense que l’air chaud et humide en été. Comme pour fonctionner un moteur a besoin d’un mélange d’air et de carburant, la densité de l’air froid hivernal a un impact sur la densité du carburant. Résultat : la résistance liée à cette densité fait augmenter la consommation quand on conduit d’environ 1,3%.

Il y a d’autres facteurs, comme une vitesse du vent plus élevée, et qui « augmente la résistance aérodynamique et la consommation de carburant ». Ou encore les mauvaises conditions climatiques (la neige, le verglas, etc.) qui diminuent l’adhérence du véhicule et font monter « la consommation de carburant de 7 à 35 %. »

48 000 décès par an. Selon L’ADEME (l’agence de la transition écologique), « 90% des émissions de particules primaires et d’oxydes d’azote liées au transport routier proviennent des véhicules diesel ». Ces polluants (monoxyde d’azote, dioxyde de soufre, monoxyde de carbone, poussières, métaux lourds, etc.) sont émis directement dans l’atmosphère et peuvent entraîner des problèmes de santé allant de l’inconfort aux troubles respiratoires ou aux allergies.

En France, on dénombre 48 000 décès liés à la pollution de l’air. En hiver, quand l’air est froid et ne circule pas, ces polluants restent bloqués à proximité du sol (c’est l’air qui les plaque au sol en quelque sorte). L’air étant refroidi la nuit par les basses températures, il n’a souvent pas le temps de se réchauffer en journée, et reste près du sol.

En été, quand il fait chaud et humide, ce sont des « conditions propices à la formation d’ozone et de particules fines secondaires », c’est-à-dire celles « formées dans l’atmosphère suite à des réactions physico-chimiques ». En résumé, ce sont les particules primaires des voitures ou de l’agriculture qui viennent se mélanger pour en former d’autres. L’ozone est lui nocif pour la santé : il est associé à « l’augmentation du taux de mortalité durant les épisodes de pollution » et participe à l’effet de serre, et donc au réchauffement climatique.

Des transports moins polluants. Si une voiture consomme plus en hiver, et a donc besoin de plus carburant pour fonctionner, elle pollue plus. Mais l’impact de cette pollution diffère en fonction de la météo et des saisons. Quoi qu’il en soit, qu’il s’agisse de particules primaires ou secondaires, « de nombreuses études montrent un rôle de la pollution atmosphérique sur la perte d’espérance de vie et la mortalité, mais également sur le développement de maladies cardiovasculaires, maladies respiratoires et du cancer du poumon », écrit Santé Publique France.

Dans une interview pour Détours, David Rozenfarb, responsable communication d’ATMO Grand Est, déclarait : « la pollution atmosphérique, particulièrement liée aux particules PM2,5, cause des cancers, des AVC, des problématiques cardiaques et les enfants sont aussi impactés. Nous avons participé à une étude qui montre que cette pollution causait des problématiques chez les bébés et chez les fœtus. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit là de la deuxième cause de mortalité en France après le tabagisme. »

Pour limiter les risques, l’idéal serait de limiter l’usage de la voiture thermique et d’opter pour des modes de transports plus écologiques et doux. La bonne nouvelle, c’est que ces usages sont déjà en augmentation.

Mobilité douce

VOUS AIMEREZ AUSSI
Qui sommes-nous?

Qui sommes-nous?

Une rédac curieuse et avide de vous faire découvrir la mobilité sous un autre jour

voir la page
Newsletter

Newsletter

Chaque semaine, 1 minute pour vous faire découvrir le meilleur de la mobilité

Contact

Contact

Envoyez-nous vos projets, idées, remarques ou juste un bisou

nous ecrire
De quelle solution mobilité avez-vous besoin aujourd'hui?
Retour
De quelle solution mobilite avez vous besoin aujourd'hui?
Faites votre choix !