Au chômage technique, ces strip-teaseuses décident de devenir livreuses
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Au chômage technique, ces strip-teaseuses décident de devenir livreuses
Robin Ecoeur |  31/03/2020 12:31
Au chômage technique, ces strip-teaseuses décident de devenir livreuses

Pour assurer un salaire à ses employés, le patron d’un club de strip-tease à Portland dans l’Oregon a créé un service de livraison de plats à domicile. Nom de code : Boober Eats.

Nouveau business. Shon Boulden est le patron du Lucky Devil Lounge, un club de strip-tease dont il existe des centaines aux États-Unis. Mais depuis le confinement, Shon gère un tout nouveau business : « Boober Eats », un service de livraison de plats à domicile. Pour garder ses équipes, les employés se sont adaptés : les cuisiniers continuent leur travail habituel, les barmans prennent les commandes, les vigiles escortent les strip-teaseuses qui livrent les repas. Comme en France, certains établissements aux USA ont la possibilité de rester ouverts et de livrer les clients, tout en respectant les mesures de sécurité. Si cette transformation est partie d’une blague sur les réseaux sociaux, Shon a vite réalisé que ses habitués étaient intéressés par sa nouvelle idée, comme l’indique le New York Post.

30 dollars en plus. « Les appels sont marrants. Parfois, il s’agit d’une surprise, d’un anniversaire, et ça arrive de livrer des gens qui ont fumé de l’herbe et qui ont faim », précise le gérant (pour rappel, l’usage médicinal et récréatif du cannabis est légal dans cet État). Les plats classiques du club sont livrés, c’est-à-dire du poulet frit, des burgers ou des steaks, de 19 heures à 1 heure du matin. Les prix sont les mêmes que la normale. Cependant, il y a 30 dollars de frais de livraison en plus, le prix à payer pour ce service inédit. Les strip-teaseuses sont accompagnées d’un garde du corps pour éviter les éventuelles déconvenues à leur arrivée et les garder en sécurité. Sur place, elles laissent la nourriture sur le palier, se déshabillent puis exécutent quelques pas de danse.

Win-Win. Si Shon Boulden a pris cette décision, c’est aussi pour assurer un revenu à ses employés : aux États-Unis, les strip-teaseuses sont indépendantes et n’ont le droit ni aux indemnisations ni aux congés maladie, comme le rapporte Konbini. Même si elles gagnent largement moins qu’en dansant dans le club, Boober Eats leur permet de survivre. Les cuisiniers, les barmans et les vigiles sont aussi occupés. En quelque sorte, tout le monde est gagnant. 

Si ça vous intéresse, voici le menu. 

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