Atteint de sclérose en plaques, il gravit le Kilimandjaro avec un exosquelette
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Atteint de sclérose en plaques, il gravit le Kilimandjaro avec un exosquelette
Hilaire Picault |  22/10/2021 15:08
Atteint de sclérose en plaques, il gravit le Kilimandjaro avec un exosquelette

Son état de santé lui aura pas permis d’atteindre le sommet, mais ce Lyonnais a grimpé 4000 mètres de la mythique montagne africaine.

Cela faisait 2 ans que Julien Vedani s’entraînait. Avec ses soignants, kinés et infirmières du Pôle Saint-Hélier, mais aussi en crapahutant dans les Alpes et les Pyrénées. À 34 ans, ce Lyonnais est têtu. La sclérose en plaques (SEP) dont il est atteint depuis 6 ans ne l’empêchera pas d’aller au bout de ses rêves. C’est pourquoi, le 13 août, Julien est arrivé en Tanzanie avec la ferme intention de gravir le plus haut sommet africain : les 5 895 mètres du Kilimandjaro.

 

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Cette montagne, constituée de trois volcans, alterne des chemins de pierre et des passages plus abruptes. Pour l’aider, Julien Vedani pouvait compter sur une équipe de 4 accompagnateurs dont l’infirmière et athlète d’ultra-trail Vanessa Moralès, mais aussi sur un exosquelette. Si l’image de l’armure d’Iron Man vous est venue, vous pouvez l’effacer car il s’agit d’un dispositif mécanique automatisé qui accompagne ses mouvements afin de compenser les muscles affaiblis par la SEP. Ajoutez une volonté de fer et le Lyonnais était paré.

L’aventure aura duré 5 jours. Déposé par avion à 1 800 mètres d’altitude, Julien et son équipe ont grimpé 600 mètres de dénivelé la première journée, puis choisi « un trajet plus long mais moins pentu » le lendemain. Il aura tenu bon, et même délaissé son exosquelette les jours suivants, préférant se ménager en faisant des pauses. « La montée était hyper lourde, avec plus de 1 000 mètres de dénivelé et 12 heures de route » confie-t-il à Ouest France. Mais ce ne sont ni les jambes ni le moral qui ont craqué les premiers.

 

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Vanessa Moralès lui diagnostique une accumulation d’eau dans les poumons due au fonctionnement imparfait des muscles respiratoires. « La décision de redescendre a été difficile à prendre. J’ai été triste de m’arrêter à 4 100 mètres » Cela leur a pris une journée complète pour redescendre, en silence. Une défaite ? Sûrement pas, c’est un prodige pour les 110 000 personnes atteintes de cette maladie dégénérative en France.

L’exosquelette devait servir pour la dernière partie, afin de ménager les batteries. Il a été rapporté au Pôle Saint-Hélier où d’autres pourront se lancer sur ses pas. Julien Vedani, lui, a déjà récupéré et s’échauffe pour un trek dans les Andes : l’Aconcagua et ses 6 962 mètre au-dessus de l’Argentine. “Il est urgent de communiquer différemment sur cette pathologie encore méconnue du grand public” explique-t-il. Sa longue marche continue.

exosquelette insolite

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