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    Un artiste va accrocher une œuvre d’art dans l’espace

    L’espace n’est pas une autoroute, c’est aussi un coin de nature à contempler. C’est pour rappeler cette évidence un peu négligée par toutes les missions spatiales qu’un certain Trevor veut envoyer le premier satellite artistique dans l’espace.

    « Je veux vous donner une raison de regarder vers le ciel et vous faire réfléchir à ce que vous êtes en train de regarder », déclare Trevor Paglen pour justifier le projet « Orbital reflector ». Cette sculpture consiste en une structure octogonale de près de 30 mètres de long et gonflable comme un ballon. Elle sera accrochée à un satellite traditionnel avant d’être lancée dans l’espace où elle se déploiera pour tourner autour de la Terre.

    Son revêtement en toile aluminisée est prévu pour refléter la lumière du soleil, ce qui fait que nous pourrons suivre sa course à tout moment depuis le sol. C’est le sens même de la démarche de Paglen : décorer l’espace comme une boule sur un sapin de Noël et nous forcer à lever le nez de nos préoccupations trop souvent matérialistes.

    Un diamant tournant à 575 km de nous. Différentes version d’Orbital reflector ont été prototypées depuis dix ans, dont un globe en 2013 visible au Nevada Museum of Art qui accueille également un exemplaire de la sculpture qui sera mise en orbite début 2018. Paglen avait déjà expédié dans l’espace le disque « The last pictures », une collection de cent photographies condensant l’histoire de l’humanité avec l’aide de l’ingénieur Zia Oboodiyat, ancien employé de la NASA qui a une douzaine de satellites en orbite à son tableau de chasse.

    Ensemble, ils ont notamment défini la juste distance à laquelle placer le miroir orbital par rapport à nous, comme un diamant sur un disque vinyle : « On ne pas l’envoyer trop loin, sinon on ne pourra plus la voir depuis la Terre, mais on ne peut pas non plus la garder trop prêt de nous, sinon les forces gravitationnelles vont l’attirer dans notre atmosphère où elle prendrait feu par combustion. »

    À quoi sert une œuvre d’art ? C’est SpaceX qui s’est proposé de déployer l’œuvre en orbite lors du prochain décollage de sa fusée Falcon 9, envisagé pour le printemps prochain. Et qui va payer ? L’humanité bien sûr. Une collecte en ligne a déjà rassemblé 48 000 dollars, tout en estimant qu’il en faudrait 1,3 million de dollars pour permettre l’accrochage de cette pièce unique. Une paille comparée aux satellites classiques dont le déploiement coûte cinq fois plus cher en moyenne. Et, justement, c’est un peu eux que vise Trevor Plagen avec son anti-satellite, absolument inutile mais tellement beau.

    « À quoi ressemblerait l’espace s’il était démilitarisé ?, interrogeait l’artiste. Je ne suis pas certain qu’il existerait encore. » À nous de garder les yeux dessus.

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