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    Après le Luxembourg, Bruxelles veut rendre ses transports publics gratuits

    La capitale belge (et européenne) y réfléchit très fort, et comme disait l’autre, pas qu’en se rasant le matin.

    Saturée par la saturation. Comme toutes les capitales européennes, Bruxelles souffre de son trafic automobile : manque de parking, piétonnier dans le centre-ville qui déporte les voitures sur le périphérique (le « ring » encerclant Bruxelles), haut taux de particules fines, etc. Victime d’embouteillages à répétition causés à la fois par de mauvaises habitudes (une désaffection des transports en commun bruxellois) et des fermetures de tunnels à répétition, la ville est même devenue le symbole d’un problème national : l’OCDE estime que les embouteillages couteraient à la Belgique au minimum 4 milliards par an, soit environ 10 € par heure pour chaque voiture coincée dans les bouchons.

    C’est dans ce contexte un peu brumeux qu’un membre du parti politique du cdH (Centre démocrate humaniste) souhaiterait imiter une mesure annoncée chez les voisins du Luxembourg.

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    Des transports gratuits pourraient rapporter gros. Le dénommé Benoît Cerexhe, chef du groupe cdH au parlement bruxellois, vient de déposer une proposition visant à rendre tous les transports en commun de Bruxelles gratuits. L’idée, loin d’être bête, entrera en vigueur à Luxembourg dès 2020. Rien ne dit encore si les Belges l’adopteront également, mais la proposition vise à calculer le coût et les gains économiques d’une telle gratuité appliquée aux métros, bus et trams : « Une partie de ces moindres recettes peut être récupérée par une meilleure occupation et rentabilisation des parkings de dissuasion/persuasion existants et à venir explique, Benoît Cerexhe. D’un autre côté, la situation actuelle de congestion du trafic génère des coûts plus ou moins importants qu’il est possible de réduire, voire de faire disparaître. » À la fin 2017, les embouteillages coutaient effectivement à Bruxelles la bagatelle de 100 millions d’euros par an. Une somme importante qui pourrait tout aussi bien être utilisée de façon plus intelligente.

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    Une autre solution : insulter les cyclistes. On estime que chaque année en Europe, ce sont près de 500 000 personnes qui meurent prématurément en Europe à cause de la pollution aux particules fines. En Belgique, le problème toucherait 8430 personnes par an. Bien plus que les accidents de la route, en somme. Ainsi, pour accompagner le changement, l’organisme Bruxelles Mobilité vient de lancer la campagne Bike for Brussels, dont l’objectif consiste à insulter les cyclistes, mais positivement. La démarche, originale, a pour but de sensibiliser les automobilistes aux avantages du vélo en leur proposant de remercier ceux qui ont opté pour le deux-roues.

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    On ne sait pas encore si les Bruxellois répondront présents à cet appel à la civilité, mais la gratuité des transports en commun de la ville permettrait à la Belgique, capitale symbolique de l’Europe, de montrer l’exemple pour tout le continent. Comme on dit, charité bien ordonnée commence par soi-même…

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