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    Après Fukushima, le Japon se reconstruit grâce aux énergies renouvelables

    Une catastrophe est parfois l’occasion de repartir sur le bon pied. C’est exactement ce qu’a fait le Japon en sortant du nucléaire et en misant à fond sur les énergies vertes.

    Un pays mis à terre. 11 mars 2011. Le Japon est touché par un séisme de magnitude 9. Grâce à des bâtiments rigoureux en terme de normes parasismiques, le tremblement de terre fait des dégâts relativement limités. Malheureusement, il en va autrement avec le tsunami qui en résulte et ravage le pays. Plus de 18 000 morts sont recensés, des bâtiments s’écroulent partout, et un accident nucléaire – l’un des pires de l’histoire de l’humanité – se produit à Fukushima.

    Savoir voir le soleil et non le nuage qui le cache… Dans la ville de Higashi-Matsushima (40 000 habitants), sur la côte Est du pays, en plus des 1 100 morts recensés, 75% des maisons ont été détruites. Alors il a fallu tout reconstruire, et quitte à repartir de zéro, autant faire en sorte d’apprendre des erreurs du passé pour bâtir un futur désirable. Cela a donné naissance à une nouvelle politique énergétique : construire un peu partout des mini-réseaux solaires autonomes. Chacun permet d’alimenter une centaine de foyers en moyenne. Mis bout à bout, ces réseaux confèrent la capacité pour la ville de produire 25% de son énergie seule et de manière propre.

    Autonomie résiliente. Higashi-Matsushima n’est qu’un exemple parmi des dizaines de villes petites et moyennes au Japon qui poursuivent la même destinée. Dans les mois qui ont suivi la catastrophe, un grand « Programme de Résilience Nationale » – avec environ 30 milliards d’euros à la clé – a été lancé pour mettre en œuvre un printemps des énergies renouvelables au sein de ces communautés de taille moyenne.

    Surtout, l’idée est aussi d’apprendre des traumatismes. En plus de conférer de l’autonomie à ces municipalités en produisant, ces mini-réseaux permettent également de stocker de l’énergie pour plusieurs jours. Autrement dit, en cas de nouvelles catastrophes qui viendraient à affecter le système principal, la ville est assurée de pouvoir continuer à fonctionner et distribuer de l’énergie grâce à ses mini-centrales autonomes.

    C’est une véritable solution alors que le problème d’énergie centralisée avait largement contribué à empirer la situation en paralysant le pays lors du drame de 2011. Cette logique de décentralisation à petite échelle répond à la volonté à terme de se passer complètement de grosses centrales d’électricité. C’est la porte ouverte à un monde où nous produirions tous notre énergie, dans le respect de l’environnement. Ça a du bon la résilience.

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