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    En apprenant à vivre sous l’eau, nous pourrions devenir des super-humains

    Émotion au Web summit de Lisbonne : un expert de la santé dans l’espace annonce que finalement, l’avenir de l’humanité se trouve sous l’eau.

    Pour sûr, le professeur Simon Evetts ne sort pas cette affirmation d’un bonnet de bain. Le fait que Blue abyss — la société dont il est directeur des opérations spatiales — construise en ce moment le plus grand centre de recherche et de d’entraînement sous-marin du monde pèse beaucoup dans cette vision.

    Situé à côté d’une base militaire à Bedforshire, au Royaume-Uni, le centre devrait ouvrir en 2019 et coûter 136 millions d’euros ; c’est dire comme Blue Abyss prend cela au sérieux. À l’intérieur, rien de moins que la plus grande piscine du monde (50 mètres de profondeur, quand celle de la NASA n’en fait que 12), pour réaliser des entraînements de tous types ainsi que des chambres à faible pression atmosphérique et des simulateurs de gravité zéro.

    Vivre sous l’eau. L’évidence, c’est qu’avec ce centre, Blue abyss envisage d’accueillir et former les premiers touristes spatiaux et permettre aux sociétés qui voient en l’océan un nouvel espace à coloniser, d’expérimenter des solutions concrètes ; en particulier, les constructeurs de véhicules submersibles, les hôtels et restaurants engloutis qui constituent le tourisme de demain, et les sociétés énergétiques.

    Mais la société britannique entend aussi nous développer nous-même, dans un mystérieusement nommé « centre de performance humaine ». Car, pour Evetts, l’objectif est, à terme, de « voir une partie de la société se déplacer dans les océans ». Pour cela, le pré-requis serait d’optimiser nos capacités à vivre sous la mer. Serions-nous en train de parler transhumanisme Simon ? C’est pas dit.

    L’homme de l’Atlantide. Flippante de prime abord, l’idée n’est pas aberrante. Nul ne parle de nous greffer des branchies ou des palmes, mais de s’inspirer de la nature et de vivre en son sein pour constater comment elle peut nous faire évoluer. Après six mois dans l’espace, le spationaute Thomas Pesquet a par exemple physiquement changé : sa colonne vertébrale s’est allongée de quelques centimètres, du fait qu’elle n’était plus soumise à son poids en apesanteur. De même, sa masse musculaire et osseuse se sont réduites. De retour sur Terre, il a muté à nouveau, en retrouvant sa forme normale. Alors, que deviendrions-nous à barboter plus souvent dans l’eau et vivre plus profondément ?

    « Pouvons-nous apprendre à retenir notre souffle comme les dauphins et les phoques ? »

    Simon Evetts estime que nous n’avons pas encore pris toutes les leçons de ce genre de mutations douces. Visionnaire, il envisage même qu’à force nous pourrions finir par avoir un élargissement des cavités thoraciques et des branchies internes

    Aucun passif ne vient contredire ou confirmer cette perspective. Ce que l’on sait par contre, c’est qu’à rester sur la terre, nous commençons à subir si durement la pollution atmosphérique que nous mutons aussi, mais pas comme on le souhaiterait : les allergies, asthmes et maladies chroniques respiratoires se développent à vitesse grand V. Alors, on étouffe ou on plonge ?

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