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    Amiens lance le plus important service de bus électriques en Europe

    Pourquoi installer un tramway quand on peut avoir un réseau de « bus à haut niveau de service » 100% électrique ? Aussi fiable qu’un métro, sans rail ni aménagement urbain lourd, Amiens a choisi, et c’est unique en Europe.

    Super-bus. On en parle peu dans les journaux télévisés, mais l’agglomération d’Amiens pèse dans les Hauts-de-France : sur près de 39 communes, 180 000 habitants cherchent chaque matin le meilleur moyen de se rendre au bureau. Désireuse de purifier ces déplacements, Amiens Métropole s’est donc associée à Keolis pour atteindre deux objectifs : augmenter la part de transport en commun tout en verdissant leur impact. C’est pourquoi elle a fait l’acquisition de 43 bus électriques qui vont redessiner la carte de son réseau.

    Ces méga bus vont constituer quatre nouvelles lignes de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS), c’est-à-dire assurer des circuits longues distances à un rythme aussi soutenu qu’un métro ou tramway. C’est bien simple, selon Alain Gest, le président de l’agglomération, le but avoué est de faire reposer 70% du trafic à ces lignes à super-rendement. Une telle ambition, et un tel parc électrique, est tout simplement unique en Europe. Cocorigo !

    Le BHNS permet un bus toutes les 8 à 10 minutes, toute la journée, sans bruit de moteur ni la moindre particule de carbone.

    50% bus, 50% tram, 100% cool. On le sait, de loin leur forme et le fait qu’ils sont électriques laissent penser que ce sont des trams, mais la nuance est importante : un tram nécessite des infrastructures lourdes et chères, qui impactent sérieusement l’environnement. « Nous avons considéré que le tramway était inadapté pour une agglomération de notre taille », affirme le président, en précisant que faire une croix sur le tramway ne signifie pas refuser de moderniser ses transports en commun. À la place, ces bus allongés roulent sur route aux côtés des voitures ou dans des couloirs réservés (environ 40% du circuit) sans bruit.

    Autre avantage ici, plus besoin de passer au dépôt faire le plein à chaque rotation. Arrivé en bout de ligne, le bus déploie un bras télescopique qui vient se connecter au réseau électrique pour recharger l’essentiel de sa batterie en quelques minutes. Tout a été pensé pour tenir les cadences et la distance.

    Futurisme. Lancé le 11 mai dernier, le service « Némo » (en hommage à Jules Verne qui vécu dans cette ville du nord) sera effectivement au point pour la rentrée de septembre. Ils obtiendront même automatiquement priorité dans les carrefours. La collectivité – qui a déboursé 122 millions d’euros – est confiante. « L’objectif est de faire passer à 12% la part des bus dans les déplacements, confie Alain Gest. Aujourd’hui, on est à 7% ! » La métropole fait déjà des émules puisque Bayonne et Aix-en-Provence ont annoncé vouloir l’imiter prochainement pour remplacer leurs bus diesels.

    Il y a 150 kilomètres en Paris et Amiens, alors en bus c’est un peu long mais c’est finalement assez proche pour inspirer la RATP, non ?

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