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    Pour alléger la vie des SDF, Rennes leur ouvre une bagagerie

    Dans la cité bretonne, la solidarité l’a emporté : un projet de consignes pour sans-abri vient de remporter une consultation budgétaire municipale. L’assurance d’avoir le dos moins lourd, et un premier pas vers la réinsertion.

    Aussi lourd que précieux. Gwen a 26 ans dont déjà 6 passés dans la rue. « Ma maison, c’est mon sac à dos et j’ai tellement peur qu’on me la vole ! », explique-t-elle à Sadia Alami, représentante de la Maison des citoyens de Rennes. Dans ce sac, il y a de la nourriture, mais aussi ses papiers, ceux du chien, des couvertures, et les souvenirs de toute une vie. Ensemble, les deux femmes vont alors présenter au budget participatif de la ville un projet de bagagerie comme il en existe déjà à Nantes, Rouen, Paris ou Lille.

    Gagner en autonomie. Pour les SDF qui doivent effectuer à l’autre bout de la ville une démarche administrative, faire une visite chez le médecin ou se lancer dans une recherche d’emploi, la (lourde) question du sac à dos est toujours problématique. Quand on ne peut le confier à un ami, il faut le cacher dans un recoin, au risque de se le faire voler. De plus, le sac est souvent un élément stigmatisant auprès des commerçants ou du voisinage. À Rennes, la seule consigne gratuite existante, mise en place par le Secours catholique, est constamment saturée. « La bagagerie serait vraiment une passerelle pour aller vers un mieux », nous résume Alami.

    Grâce à une campagne menée tambour battant sur les réseaux sociaux par la Fabrique citoyenne, ce projet est arrivé second à la consultation de la ville qui s’est tenue le mois dernier : les voix de 1751 votants lui ont assuré une part des 3,5 millions d’euros débloqués chaque année par la municipalité pour les actions solidaires. La victoire a été dignement fêtée dans un café associatif. Maintenant, l’heure est à l’étude préparatoire : nombre de casiers, horaires, etc, détermineront la date de sa mise en place. « Je la veux le plus rapidement possible, car il y a urgence », lance Sadia Alami, tout en précisant qu’elle préférerait éviter les casiers à l’air libre, comme ceux installés récemment à Lisbonne : « Je voudrais plutôt un lieu avec un toit. Comme ça, ça permet de tisser du lien social en même temps. »

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