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    Pour aider les sans-abri, Grenoble a simplement décidé de leur offrir… un abri

    En novembre dernier, Grenoble a signé deux conventions permettant à des SDF d’occuper gratuitement des logements vides promis à la destruction. Une action trois-en-un pour : redonner une chance aux SDF, utiliser les logements en attendant le début des travaux, et encadrer le squat sauvage.

    SDF recherche… domicile. Au 1er janvier 2016, l’Insee recensait 2,9 millions de logements vacants en France. Soit 20 logements libres pour chaque SDF sur le territoire. Vous suivez la logique ? Grenoble en a pris conscience et propose aux personnes vivant à la rue d’occuper temporairement des maisons préemptées par la ville en attendant la réalisation de futurs projets immobiliers. En contrepartie, les occupants doivent ouvrir des contrats d’assurance, d’eau et d’électricité à leur nom, et s’acquitter de leurs factures. L’échange est mis en place via des conventions au cas par cas.

    La première d’entre elles a permis à Bobby et Plume, 24 et 26 ans, de rentrer dans une maison du centre-ville au 1er décembre. Une signature qui arrive à point nommé pour ces deux sans-abri, qui pourront passer l’hiver au chaud.

    « C’est une occupation temporaire, reconsidérée tous les ans et qui se termine quand le projet urbain prévu commence à être réalisé », précise Alain Denoyelle, adjoint à l’action sociale, au micro de France Bleu.

    Un logement d’abord. Si l’utilisation reste transitoire, elle constitue un premier pas vers la réinsertion. Cette philosophie a déjà fait ses preuves en Finlande, où le gouvernement finance des travaux pour réhabiliter ou construire des logements à destination de personnes sans domicile fixe.

    Peu à peu, les occupants paient un loyer, retrouvent un travail, se sèvrent d’éventuels problèmes d’alcool… Résultat ? Le pays nordique compte en proportion deux fois moins de SDF que la France. À Grenoble, l’initiative semble elle aussi porter ses fruits : Bobby et Plume ont déjà créé une association, Le Tremplin, pour accueillir d’autres sans-abri par le même biais. Et, en attendant que ce type de convention permette de reloger les 143 000 Français sans domicile fixe, n’oublions pas que les logements vacants ne sont pas les seuls à pouvoir accueillir quelqu’un au sein de leur foyer.

    Crédit photo ouverture :Radio France – Véronique Saviuc

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