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A-t-on le droit de conduire après avoir consommé du CBD ?
Robin Ecoeur |  31/03/2022 11:24
A-t-on le droit de conduire après avoir consommé du CBD ?

Le CBD, l’abréviation de cannabidiol, est une molécule non psychotrope du cannabis. Si sa consommation est légale en France, sous certaines conditions, il n’est pas conseillé d’en prendre avant de conduire. Et voici pourquoi.

Elles poussent comme des fleurs. Et elles sont de plus en plus nombreuses. Elles, ce sont des boutiques spécialisées dans le CBD qui vendent aussi bien des huiles essentielles que des bonbons ou des plantes. Cette molécule non psychotrope et non additive présente dans le chanvre est autorisée en France, notamment puisqu’elle n’est pas considérée comme un produit stupéfiant. Il y a cependant une règle : il faut que le taux de THC — delta-9-tétrahydrocannabinol, la molécule psychotrope du cannabis —, soit inférieur à 0,2%. Alors si le CBD est légal, peut-on en consommer avec de prendre le volant ?

Tout comme l’alcool, un produit légal et vendu en France dans divers lieux, le CBD ne fait pas bon ménage avec la conduite. Déjà parce que cette molécule a des pouvoirs anti-anxiolytiques et anesthésiants, ce qui peut entrainer une baisse de la concentration, voire des effets de somnolence. Mais aussi parce le THC, même a petite dose, est détectable lors d’un test salivaire effectué par la police. C’est la toute la complexité de la situation : le CBD est légal alors que le THC ne l’est pas. Et c’est justement cette molécule qui sera détectée lors d’un contrôle.

Comme l’indique le site du ministère de l’Intérieur à propos de la drogue au volant, « il est interdit de conduire un véhicule après avoir fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants, quelle qu’en soit la quantité. Les forces de l’ordre utilisent un test salivaire pour dépister la prise de stupéfiants : cannabis, cocaïne, opiacés, ecstasy et amphétamines. Si la prise de stupéfiants est confirmée, 6 points sont retirés de votre permis de conduire. De plus, vous risquez une amende et une peine de prison ». Jusqu’à 4 500 euros et deux ans d’emprisonnement.

D’après un avocat spécialisé dans le droit routier interrogé par la Charente Libre, « les produits au CBD (huiles, bonbons, tisanes, e-liquides…) contiennent jusqu’à 0,20 % de THC. Ils sont donc détectables au test salivaire (surtout s’ils ont été fumés). » Cela veut dire que si le test est positif, même si la quantité est infime, le conducteur est en faute. Un tort confirmé par cette affaire en Vendée. Durant l’audience, le procureur a pris la parole pour dire : « le CBD n’a effectivement pas d’effet, sauf si on en consomme trop. Alors, le THC, la substance active donnant la positivité à la drogue, ressort. Avec la fréquence de vos prises, pour vous c’est le cas. Vous êtes donc bien coupable de conduite en ayant fait usage de produits stupéfiants. »

En 2020, une étude australienne indiquait que le CBD et la conduite n’était pas incompatible (même si de légères altérations ont été remarquées 40 minutes après la consommation) et que les effets se disparaissaient en l’espace de quatre heures. En attendant que les lois évoluent, peut-être en fixant des taux limités de THC lors des tests salivaires — comme un test d’alcoolémie —, il vaudra donc mieux attendre quelques heures avant de rouler sous CBD…

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