À Rouen, on veut loger tous les sans-abri dans des maisons miniatures
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À Rouen, on veut loger tous les sans-abri dans des maisons miniatures
Servan Le Janne |  14/10/2021 14:09
À Rouen, on veut loger tous les sans-abri dans des maisons miniatures

Pour favoriser la réinsertion des sans-abri, un Rouennais leur propose de vivre dans des tiny houses. Franck Renaudin veut en construire 40 par an dès 2025.

Elles poussent comme des champignons après la pluie. Récemment sorties de terre à Saint-Brieuc, Tours, Villeurbanne ou encore Metz, les tiny houses se multiplient désormais dans l’agglomération rouennaise. Ces petites maisons en bois à mi-chemin entre le mobil-home, la cabane et le chalet ont hébergé 8 sans-abri depuis leur apparition en mars 2020. Grâce au programme Un toit vers l’emploi, cinq d’entre eux ont retrouvé un job en moins de trois mois, rapportait Le Pèlerin le 30 septembre. Après la pluie, le beau temps.

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Curieux paradoxe, c’est lorsqu’ils ont perdu leur travail dans les gravats de la crise financière de 2008 que des milliers d’Américains se sont repliés sur cet habitat de fortune. La tiny house est devenue le refuge d’un dépouillement contraint avant de séduire les adeptes d’une sobriété heureuse. Depuis, ces derniers ont opportunément fait de l’écrivain Henry David Thoreau leur pionnier. Sa cabane décrite dans le livre Walden ou la Vie dans les bois en 1854 n’était-elle pas la première tiny house ?

Un loyer à 270 € par mois. Quoi qu’il en soit, le concept a traversé l’Atlantique et a été repris en 2013 par un certain Yvan Saint-Jours, sur le modèle dessiné en 2009 par l’Américain Jay Shafer. Puis, il a fait son chemin jusqu’à Rouen. « En découvrant les tiny houses, j’ai eu une révélation », explique Franck Renaudin, qui a démarré le programme Un toit vers l’emploi en 2019. « Ce logement pouvait répondre aux besoins des personnes en grande précarité. »

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Grâce à une levée de fonds, cet ancien directeur de l’ONG Entrepreneurs du monde a installé ses deux premières micromaisons dans le parc d’une résidence pour personnes âgées. Ces abris en bois de 15 m² montés sur remorques comportent un espace nuit, des sanitaires, un coin cuisine et un petit bout de terrain. Le loyer des « Yoops » est de 270 euros par mois, un tarif en grande partie couvert par les aides au logement. Leurs habitants ont accès à un espace d’écoute, d’information et d’orientation et ils peuvent participer à des ateliers thématiques, voire les animer.

Ceux qui préfèrent la menuiserie à la réparation de vélos, l’informatique ou la couture auront peut-être la possibilité d’intégrer La Fabrik à Yoops, une entreprise de construction de tiny houses. « À horizon 2026, nous souhaitons construire 40 maisons par an », prévoit Franck Renaudin. Mais ce ne sera là encore qu’une étape pour faire de Rouen une métropole sans SDF.

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