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    À Paris, des bénévoles disent non à l’obsolescence programmée

    Alors que des plaintes pour obsolescence programmée viennent d’être déposées contre le fabricant d’imprimantes Epson et Apple, rappelons ce chiffre édifiant : 70% des appareils déposés en décharge peuvent être réparés. Et ça, les bénévoles parisiens de chez Repair Café l’ont compris depuis 2013.

    Jeter la poubelle à la poubelle. Obsolescence programmée. Le terme n’est certes pas nouveau, mais l’actualité fait résonner son nom, ces dernières semaines, un peu plus fort. En cause, des suspicions sur le groupe américain Apple qui aurait consciemment limité les performances et la durée de vie ses iPhone pour en accélérer le remplacement (par un iPhone X comme on s’en doute). iFixit vient d’ailleurs de publier le classement des appareils les moins réparables de l’année, et là encore, la marque à la pomme est sur le podium avec ses MacBook Retina et autres iPad. Bref, à l’heure de la consommation responsable, la tentation des marques de faire vieillir leurs produits plus rapidement passe de plus en plus mal.

    Donner une seconde vie aux objets cassés. Fortes de ce constat, des initiatives citoyennes permettent ça et là de prolonger la vie des objets qu’on serait tenté de jeter à la poubelle, et souvent même lorsqu’un simple composant est défectueux. C’est notamment le cas à Paris grâce à l’asso Repair Café, inspirée par une initiative lancée aux Pays-Bas en 2009, qui propose depuis 2013 des stands de réparation où chacun peut, dans l’un des cinq arrondissements où les ateliers sont disponibles, venir avec son matos pour le faire ressusciter. Ordis, TV, lecteurs DVD, appareils vidéo… Tout ou presque (hormis le gros électroménager) s’y répare grâce aux efforts de bénévoles qui prennent sur leur temps libre pour éviter la sur-consommation. Moyennant une adhésion de 5 € par an, on peut ainsi repartir chez soi avec l’appareil « opéré » et même apprendre à réparer l’objet soi-même grâce aux tuteurs de l’association.

    La réparation comme solution au chômage ? En plus d’éviter une pollution de plus en plus coûteuse causée par l’obsolescence programmée, ces stands de réparation pourraient bien, selon un récent rapport du Parlement européen, créer des emplois. Et pas qu’un peu, puisqu’une étude prouve que ce ne sont pas moins de 200 000 jobs de « réparateurs d’objets du quotidien » qui pourraient voir le jour en Europe. Après le célèbre « rien ne se perd tout se transforme » de Lavoisier, c’est un retour aux sources assez logique, finalement…

    repaircafeparis.fr

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