À Nancy, des capsules électriques individuelles pour se déplacer dans la ville
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À Nancy, des capsules électriques individuelles pour se déplacer dans la ville
Robin Ecoeur |  13.07.2020
À Nancy, des capsules électriques individuelles pour se déplacer dans la ville

Le projet UrbanLoop, mené par quatre écoles d’ingénieurs de Nancy, allie « la vitesse d’une moto, le confort d’un train et le prix d’un ticket de bus ».

 Il y a l’Hyperloop d’Elon Musk. Le Transpod de Sébastien Gendron. Maintenant, on peut ajouter l’UrbanLoop, un projet de capsules électriques individuelles qui a pour but de révolutionner la manière dont on se déplace. Depuis 2017 à Nancy, quatre écoles d’ingénieurs, trois laboratoires et un institut sont regroupés pour travailler sur ce projet de mobilité durable. L’idée : ce sont des capsules individuelles (ou à deux) fixées sur des rails et propulsées par des moteurs électriques en basse tension. Le réseau serait composé de boucles interconnectées, un peu comme le drapeau olympique (vidéo ci-dessous).

60 km/h. Une fois dans la cabine, les voyageurs pourront choisir leur arrêt et effectuer leur trajet sans stop jusqu’à celui-ci. En effet, à chaque arrêt, le rail se divise, un peu comme une sortie sur une aire d’autoroute. En bonus, les capsules seraient guidées par une intelligence artificielle assez puissante pour gérer le flux et réguler le trafic. La vitesse de croisière serait de 60 km/h, le tout installé confortablement. À l’instar du métro, les rails seraient à la fois sous-terre (semi-enterrés) et en extérieur, protégés par un tube transparent. En surface, la vitesse serait cependant moins rapide, autour des 15 km/h.

Étape supérieure. Si au début, l’idée de Jean-Philippe Mangeot, enseignant à l’ENSEM (École nationale supérieure d’Électricité et de Mécanique) pouvait faire sourire, aujourd’hui, il attire les pouvoirs publics, désireux de trouver des solutions à la mobilité de demain. L’UrbanLoop est plutôt destiné aux villes de tailles moyennes, celles par exemples qui n’ont pas les moyens d’avoir un métro (pas assez de voyageurs, coût trop élevé, etc.).

Comme l’explique France 3, les équipes du projet ont créé une Société par actions simplifiée (SAS) pour poursuivre le développement. Une vraie capsule est même en phase de test sur l’un des campus de la ville (Technopôle de Brabois) grâce à une piste de 300 m. Une première étape pour vérifier la sécurité ainsi que des aspects techniques.

Bientôt dans les villes ? Les ingénieurs sont déjà en train de travailler sur la prochaine : la construction d’une piste d’un kilomètre avec cinq arrêts et la fabrication d’un deuxième prototype. Il faudra ensuite que le Service technique des remontées mécaniques et des transports guidés (STRMTG) donne son feu vert pour que l’UrbanLoop puisse voir le jour. Mais l’idée d’avoir des transports moins polluants, plus sûrs (surtout en ce moment avec le COVID-19) et moins coûteux ne peut, sur le papier, que convaincre. Les équipes sont assez confiantes et misent sur un déploiement de l’UrbanLoop pour 2024. Ça changera de la rame de métro bondée.

Plus d’infos par ici.

Mobilité durable Mobilité urbaine Nancy urbanloop

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