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    À Grenoble, ces bus « renifleurs » traquent les particules fines

    En installant des capteurs sur le toit des bus, la ville va cartographier en temps réel la pollution aux particules fines. Chacun pourra alors l’éviter sur son parcours.

    Enfermé dehors. Grenoble est une cuvette, une ville de plus de 160 000 habitants entourée de trois massifs montagneux. Conséquence de quoi, les étés sont des fournaises et les hivers des glaciaires. Des troubles encore accentués par la pollution atmosphérique qui se manifestent régulièrement par des pics.

    Pour anticiper ces menaces et agir le plus précisément possible, l’agglomération a lancé en début d’année le programme GreenZenTAG. Cette expérimentation vise à pister les émissions de particules fines dans l’air en doublant les mesures prises par les détecteurs fixes installés en ville par des capteurs embarqués sur des bus.

    https://www.magazine-greenlife.com/assets/image/article/24/2016/12/pic-pollution-grenoble-nouvelles-interdictions-i4e.jpg

    Le nez creux. Conçu par la startup Atmotrack à Nantes, un microcapteur électronique a donc été installé sur une une vingtaine de véhicules de la ligne C1. Durant la demi-heure que dure son trajet de 10 kilomètres, reliant Grenoble à Meylan, chaque autobus « renifle » l’air à la recherche de particules fines (PM10, PM2,5 et PM1) avec une marge d’erreur de moins de 10 mètres.

    Avec une mesure réalisée toutes les 10 secondes, géolocalisées et horodatées, l’agglomération grenobloise devrait obtenir une vision globale de sa pollution. Cela permettra à la ville d’anticiper les pics de pollution pour mieux les enrayer, et surtout aux piétons et cyclistes, d’éviter les zones étouffantes.

    Ces bus « renifleurs » vont prendre 65 000 mesures par jour.

    Que faire de ces chiffres ? Installés le 23 janvier dernier, les capteurs livreront leurs infos le mois prochain. Ces chiffres seront confiés au groupe d’ingénierie Egis qui les recoupera avec les données météorologiques, afin de fournir une base statistique pour les futures décisions de la mairie écolo d’Éric Piolle. Celles-ci compteront probablement la mise en place de Zones à Faibles Émissions et des interdictions de circuler. Réponse avec les premiers pollens, au printemps.

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