Tous à la caisse : les sociétés d’autoroute veulent privatiser les nationales
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Tous à la caisse : les sociétés d’autoroute veulent privatiser les nationales
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LA REDACTION |  01.04.2019
Tous à la caisse : les sociétés d’autoroute veulent privatiser les nationales

C’est l’information explosive dévoilée par une enquête de France Info. Ce qui se jouerait à terme, c’est évidemment un combat entre l’entretien de routes mal gérées par l’État et le pouvoir d’achat des Français…

Un ticket de péage = une route rénovée ? « Tout doit disparaître ». Depuis quelques années, c’est le message envoyé par l’État, dont les caisses sont vides, aux principaux acteurs du secteur privé. Aéroports, secteurs sensibles comme le nucléaire, tout y passe et les gouvernements successifs se relaient pour désosser ce qui, un jour, a placé la France au rang de cinquième puissance mondiale. Dernier exemple en date : les routes nationales. Dont un document de France Info nous apprend qu’elles pourraient faire l’objet de tractations entre l’État et les compagnies autoroutières, à la façon d’un grand Monopoly.

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Effectivement, les quelques 10 000 kilomètres de routes secondaires (celles où la vitesse maximum a été réduite à 80km/h), sont majoritairement composés de nationales ; or celles-ci, faute d’entretien en raison des restrictions budgétaires, se dégradent. C’est là que des sociétés comme Vinci souhaitent entrer en action.

Vers la fin de la Nationale 7 ? Le dossier de France Info explique se baser sur une note interne de l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (ASFA) datée de 2014, et dans laquelle il est sérieusement expliqué que ces compagnies pourraient aider à moderniser un réseau vétuste et presque laissé à l’abandon. Avantage pour l’État ? S’affranchir de dépenses pharaoniques. Plus-value pour le consommateur ? Rouler sur des routes mieux entretenues, certes, mais a priori payantes..

Un nouveau motif de colère pour les gilets jaunes ? Tout cela reste néanmoins à relativiser, le président de l’ASFA ayant déclaré que « les ambitions de privatisation du réseau secondaire ne concernent que les routes qui seraient transformées en autoroutes ». Dit autrement : pas de crainte de voir débarquer un péage à tous les coins de rue, mais un sujet d’inquiétude quand même pour tous ceux qui empruntent ces quotidiennement ces nationales pour aller travailler.

Comme le disait il y a 20 ans Lionel Jospin, « l’État ne peut pas tout ». Mais il pourrait au moins s’épargner un nouvel embrasement de la population en évitant de brader ce réseau. Réponse d’ici à l’été puisque la ministre des Transports, Élisabeth Borne, a commandé un rapport sur la gestion du réseau routier non concédé. Préparez quand même un peu de monnaie dans la boîte à gants…

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