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    À 92 ans, il construit sa propre cathédrale en matériaux recyclés

    Depuis plus de 50 ans, Justo Gallego Martínez érige seul un gigantesque édifice religieux. Preuve que rien n’est impossible avec un peu de foi et beaucoup de bonne volonté. Ou peut-être l’inverse.

    Le temps des cathédraaaaleu ! «  Écrire son histoire. Dans le verre ou dans la pierre. » Pas sûr que Justo Gallego Martínez ait le CD de Notre-Dame de Paris chez lui, mais les paroles de la comédie musicale semblent avoir été écrites pour lui : tandis que Barcelone n’est pas fichu de finir la cathédrale de Gaudi, ce vaillant senior est en train de faire la sienne sans l’aide de personne. Et le plus étonnant dans cette histoire ? C’est qu’il n’a aucune formation d’architecte et pas un rond.

    Alléluia. Jeune homme, Justo se destine à entrer dans les ordres. Mais la tuberculose vient compromettre sa vocation. Sa rémission durera huit longues années et tiendra, d’après lui, du miracle. Quand d’autres iraient seulement bruler un cierge à l’église du village pour remercier la Vierge Marie, Justo décide de lui ériger une cathédrale. Rien que ça.

    Les piliers sont des pots de peinture cimentés, le dôme est en emballage alimentaire et les vitraux sont en bris de vieux verres.

    Tout dans la tête et dans la foi. Sans même avoir tracé le moindre plan, l’homme construit petit à petit sa cathédrale avec des matériaux de récupération donnés par les habitants de la région : les piliers sont des pots de peinture cimentés, le dôme – qui culmine à 40 mètres de haut ! – est en emballage alimentaire et les vitraux sont en bris de vieux verres. Si ça ce n’est pas de la lutte contre le gaspillage… Justo se lève dès 6 heures et travaille tous les jours de la semaine. Sauf le dimanche, naturellement, jour du Seigneur. Depuis quelques années, dû à son âge avancé, il est épaulé par son neveu ou un ouvrier. Mais l’exploit reste le même.

    Chapeau ! La cathédrale de Justo fait maintenant 8 000 mètres carrés. Elle est munie d’un hall paroissial, d’un cloître et d’une crypte, où le nonagénaire souhaite être enterré. Tout en sachant qu’il a déjà amplement mérité sa place au ciel. Si c’était à refaire, l’homme avoue tout de même vouloir changer quelque chose : « Je la ferais deux fois plus grande. » Preuve qu’il faut toujours rêver sans limite.

    Pour admirer en vrai l’œuvre de ce self-made architect, direction Mejorada del Campo, à 30 km de Madrid.

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