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    9 millions de Français ont utilisé les « bus Macron » en 2018

    Selon l’Autorité de régulation des transports ferroviaires et routiers, ils ont été 26% de plus qu’en 2017. On dit merci qui ?

    En marche avec le bus. Rarement dans l’histoire de la cinquième République un président n’aura été autant lié à la mobilité. Du mouvement des gilets jaunes (déclenché par l’augmentation du prix de l’essence) au passage à la loi 80 km/h sur les routes secondaires, il se pourrait bien que le quinquennat d’Emmanuel Macron se termine sur une voie rapide (option positive) ou dans une impasse (vous avez compris l’idée).

    Parmi toutes les mesures votées, il y a celle des « bus Macron », promulguée du temps où le président n’était encore « que » ministre de l’Économie, en août 2015. Visant à « libérer » l’activité économique en stimulant la mobilité, cette loi actait la libéralisation du marché des autocars. Et les professionnels du secteur, en douce, rigolaient : jugé ringard, dépassé, le bus ne faisait alors plus rêver personne, ni le grand public, ni les opérateurs. Quatre ans plus tard, les choses ont bien changé.

    Des bus poussés par les grèves à répétition. Selon les chiffres fournis cette semaine par l’Arafer, (Autorité de régulation des transports ferroviaires et routiers), ce sont rien de moins que 8,9 millions de Français qui sont montés dans un « car Macron » en 2018. Pour comprendre l’importance de ce chiffre, il faut le comparer à 2017 : + 26% en un an, et 2,2 millions de Français sur le dernier trimestre 2018 (soit le début du mouvement des gilets jaunes, même si les deux ne sont pas forcément liés). En filigrane, les grèves à répétition ont inévitablement amené les Français à trouver des solutions pratiques ; le bus en est une, visiblement.

    Sacré tournant pour un engin qu’on pensait bon à ranger au garage, et des chiffres encourageants qui tendent à confirmer l’importance grandissante du covoiturage et des transports en commun sur les longs trajets. Avec des compagnies telles que Ouibus (dont la flotte a été revendue à BlaBlaCar), Flixbus, Megabus ou encore Isilines, la France est donc désormais dotée, non seulement d’une alternative à la voiture individuelle, mais aussi aux trains (dont le prix des billets ne cesse d’exaspérer les Français).

    Prochain objectif pour les « cars Macron » : atteindre les 20 millions de passagers d’ici 2020. Même si le challenge semble un peu trop ambitieux, n’en reste pas moins qu’ensemble, les compagnies de bus proposent aujourd’hui plus de 200 destinations en France. Au moins une raison de féliciter ce président de la mobilité, même si certains noteront qu’il confond encore sa gauche et sa droite.

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