Les réseaux sociaux
  • Oops! Aucun résultat

    Comment 700 Indiens se sont réunis pour dépolluer leur rivière

    Excédé, un village entier s’est mis à l’ouvrage pour tenter l’opération de la dernière chance : au péril de leur vie, ses habitants ont nettoyé les déchets qui détruisaient leur rivière. Leur solidarité a réussi non seulement à sauver cet écosystème mais aussi à raviver la confiance des villageois. Ne baissons jamais les bras.

    Joyau sans joie. Dans les guides touristiques sur l’Inde, le Kerala est généralement présenté comme l’État joyau du sud du pays. Logique au demeurant : entre ses plages magnifiques, sa faune abondante et ses fameuses rivières qui offrent des panoramas uniques, le voyageur accède à un dépaysement qui marque la rétine à vie. Malheureusement, derrière la carte postale, la réalité est cruelle. Dans le sud de l’État, les habitants de la province d’Alappuzha n’ont cessé de voir la rivière Kuttemperoor se dégrader. Sans surprise, la faute incombe aux industriels véreux qui y déversent des produits toxiques, aux citoyens peu scrupuleux avec leurs déchets et aux forages de sable illégaux qui ont érodé le lit et les rives du cours d’eau.

    Noyées sous le plastique, étouffées par les déchets, la faune et la flore dépérissent. Année après année, le niveau baisse, passant de plus de 35 mètres de fond à seulement 5 mètres récemment. Lorsque les villageois ont commencé à s’en inquiéter et à demander des comptes aux autorités, on leur a expliqué que c’était trop tard. Mais, eux, sont têtus et c’est tant mieux. C’est ainsi que 700 personnes se sont mises en tête de tenter le tout pour le tout.

    Slumdogs millionaires. Certains étaient peu optimistes. À 55 ans, Rajeevan a vu, impuissant, la rivière décliner avec les années. Il confiait au Hindustan Times qu’il n’aurait « jamais pensé que la rivière reviendrait à la vie ». Et pourtant ! Pendant des semaines, ils se sont dressés au milieu des polluants, de la vase et des déchets tranchants. Ils ont entrepris un travail minutieux d’extraction, se sont relayés pour extirper des tonnes et des tonnes de plastique. Certains se sont blessés durant le processus.

    Puis, le miracle s’est produit. Au 45ème jour, raconte un villageois, la rivière s’est remise à couler. La vie a commencé à reprendre ses droits, tant et si bien qu’au 70ème jour, le courant était revenu à un niveau inégalé depuis des décennies.

    Justice league. Désormais, de nouveaux défis s’offrent à eux. Ils vont devoir s’assurer que la « mafia du sable », comme ils l’appellent, ne recommencent pas ses extractions illégales, que les industriels apprennent à se tenir et que de manière générale, chacun fasse plus attention. C’est en tout cas une grande victoire environnementale et l’illustration d’un proverbe aussi banal que véridique (et qui peut devenir la rampe à tenir pour nous mener jusqu’à demain) : « Quand on veut, on peut ! »

    Vous aimerez aussi

    Portraits

    Utilisation des cookies

    Découvrez comment fonctionnent les cookies et comment changer vos paramètres. Si vous continuez à utiliser notre site sans changer vos paramètres, vous consentez à l’utilisation de cookies sur notre site.

    Votre vote a bien été pris en compte. Revenez demain pour voter à nouveau. Pour savoir si votre candidat préféré fait partie des 5 projets sélectionnés pour le Grand Oral, abonnez-vous à la page Facebook de Détours.

    Votre vote a déjà été pris en compte pour ce projet. Revenez demain pour voter à nouveau.