68% des Français qui ont découvert l'autopartage auraient revendu leur voiture
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68% des Français qui ont découvert l’autopartage auraient revendu leur voiture
Hilaire Picault |  23.12.2019
68% des Français qui ont découvert l'autopartage auraient revendu leur voiture

Dire adieu à son assurance, son garage et son contrôle technique, c’est peut-être votre prochaine résolution du nouvel an. Avec l'autopartage, c'est une réalité pour de plus en plus de Français.

Une voiture, un jour sur deux. Avec le mouvement de grèves des cheminots, les sociétés d’autopartage sont submergées de demandes. Chez Getaround (anciennement Drivy), on évoque carrément 50% de réservations supplémentaires… Un phénomène grandissant au quotidien qui a même poussé certains à se séparer de leur voiture. C’est en tous cas ce que démontre l’étude menée par 6-t, un bureau de recherche spécialisé dans la mobilité.

Ayant mené une enquête auprès d’usagers des services d’autopartage « en boucle » – ceux où l’on ramène la voiture à son point de départ – le bureau d’études 6-t a confirmé que les abonnés finissaient par délaisser leur propre véhicule : le nombre de jours d’utilisation de leur propre voiture baissait de 31% en moyenne. Ce qui conduit même la majorité d’entre eux à revendre une des voitures du foyer.

Ciao auto. Normal, ce type d’autopartage, prisé par les villes et différent des locations entre particuliers, est utilisé pour des déplacements « annexes », comme les courses ou les sorties mais pas pour se rendre à son travail. L’enquête démontre que 44% des emprunts durent moins de 4 heures. En fin de compte, sur 3700 clients de services d’autopartage en boucle interrogés, 68% ont estimé que l’autopartage occasionnel était suffisant et ont rendu les clés de leur (généralement deuxième) voiture. À Lille et Arras, chez Citiz, ce chiffre est même monté à 70% des clients.

https://twitter.com/ReseauCitiz/status/1206537559893053441?s=20

Parc à vendre. En plus de se libérer des coûts d’entretien et d’assurance, c’est aussi un gain pour l’environnement : en partageant un même véhicule, on limite les congestions et on réduit de facto les émissions de carbone. De quoi espérer la généralisation de ce choix ? Pas forcément, car selon les estimations du bureau d’étude 6-t, cette forme d’autopartage ferait disparaître des routes et des parkings 20 000 voitures au mieux alors qu’on compte 32 millions de véhicules immatriculés en France.

La limite vient aussi du service lui-même. Les opérateurs d’autopartage en boucle sont majoritairement liés à leur ville, voire mis en place par la collectivité, et non des services nationaux. Ils manquent donc de publicité et d’économie d’échelle pour réduire leurs coûts et aller chercher de nouveaux clients, notamment les nouveaux retraités et les résidents de lointaines banlieues. Conclusion, on peut encore “optimiser” le parc automobile des Français, mais on ne supprimera jamais toutes les voitures.

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